samedi 20 août 2011

Après un premier roman

J’avais beaucoup aimé Le temps n’est rien de Audrey Niffenegger. C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais de lire son roman suivant : Les jumelles de Highgate.

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Résumé : Aux abords d'un cimetière londonien, des sœurs jumelles cherchent à percer un secret de famille et nous entraînent dans leur univers délicieusement inquiétant. Valentina et Julia, inséparables sœurs jumelles, reçoivent un étrange héritage d'une tante qu'elles ne connaissent que de réputation. Et pour cause, il s'agit de l'énigmatique sœur jumelle de leur mère, toutes deux ne s'étant plus parlé depuis vingt ans. Le testament est formel : le legs de l'appartement ne sera effectif que si les deux jeunes filles viennent habiter pendant un an dans cet immeuble victorien, situé près d'un des plus anciens cimetières de Londres... et à condition que leur mère n'y mette jamais les pieds. Intriguées, les deux jeunes filles quittent leurs parents pour ce lieu inconnu, où le fantôme de leur tante semble hanter chaque recoin de l'appartement, où les murs paraissent abriter des secrets et les extravagants voisins cacher bien des mystères. Livrées à elles-mêmes, Valentina et Julia se laissent séduire par cette atmosphère dangereusement romantique, au risque d'avoir pénétré dans un monde d'où elles ne pourront plus revenir.

Si l’on retrouve la part de mystère qui était présente dans le premier ouvrage, il n’y avait pourtant plus la même magie.
Certes, ici comme dans Le temps n’est rien, le fantastique sert d’appui pour raconter avant tout une histoire de personnes. On suit ces deux jeunes jumelles, en s’attachant forcément à celle qui semble la plus fragile des deux… comme tous ceux qui les rencontrent. On s’attache à découvrir leurs secrets de famille (dont on croit deviner la teneur… mais qui vont beaucoup plus loin qu’on n’aurait pu l’imaginer) alors que les jeunes filles ne se doutent même pas qu’il y a des secrets. Ce sont leurs personnalités, ce qui les lie, et les rapports entre les gens qui les entourent, qui font l’essentiel de ce roman. Et cela aurait pu être très intéressant.
Cependant, j’ai trouvé l’histoire assez plate. Est-ce un défaut de traduction ou le fait de l’auteur même, je ne saurais le dire, mais les jumelles n’ont jamais pris de relief à mes yeux. Les personnages secondaires semblent finalement plus denses qu’elles.
Il faut dire que le livre suit aussi une construction assez étrange, découpé en chapitres très courts, qui semblent presque être des nouvelles dans le roman (les jumelles dans le métro, le voisin et les médicaments…).
Par contre, ce livre donne envie (comme si je ne l’avais pas déjà !) de visiter Londres en le tenant en main, pour découvrir les musées insolites, les cimetières victoriens et les magasins de vêtements branchés. Il constitue un guide touristique particulièrement attractif.

1 commentaire:

  1. tiens, c'est marrant, j'avais une prof d'histoire-géo au collège qui s'appelait Mme Niffenegger! Du coup, j'ai été voir sa tête sur internet, et elle était rousse aussi! Une franche ressemblance!! Par contre vu que ton auteur vient de chicago, ça doit pas être la même...

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