mardi 21 juin 2022

Allô sorcières, tome 3 : Un peu plus près des étoiles

 J'ai lu Allô sorcières, tome 3 : Un peu plus près des étoiles de Anne-Fleur Multon (illustré par Diglee)


4ème de couverture

Les Sorcières se mobilisent pour la planète ! Ali, Itaï, Azza et Maria habitent chacune aux quatre coins du monde, mais elles partagent une amitié en béton et une chaîne YouTube créative et drôle : Allô Sorcières. Pour Itaï, qui se sent malgré tout un peu seule dans son petit village de Nouvelle-Calédonie, cette rentrée scolaire apporte un nouveau challenge : elle se retrouve à devoir collaborer sur le plus gros projet du semestre avec une totale inconnue, l'angoisse ! Heureusement, elle se rapproche rapidement de sa nouvelle amie Gaïa, qui pourrait même l'aider à se réconcilier avec son île. En effet, les parents de Gaïa font partie d'une association de protection de l'environnement, et Itaï ne va pas tarder à s'engager à leurs côtés contre la construction dévastatrice d'une usine... avec l'aide de ses Sorcières préférées bien sûr !


Mon avis : 

J'avais lu le premier tome de Allô Sorcières il y a longtemps, mais j'avoue qu'il m'était un peu sorti de la tête. j'ai donc découvert ce tome comme si je le lisais indépendamment. Et ça passe très bien. 

Le personnage narrateur est ici Itaï, en Nouvelle-Calédonie, ce qui nous donne l'occasion de savourer des petites spécialités locales, en termes de langage, de tradition, et aussi de cuisine, bien sûr. J'aime bien quand un livre me fait voyager, surtout de manière aussi naturelle qu'ici, sans nous faire un exposé. les éléments sont savamment distillés, et c'est très agréable.

J'ai été touchée par le personnage d'Itaï, qui souffre de se sentir différente et rejetée par les autres à cause de son homosexualité. Il y a à la fois tellement de fragilité et de force en elle, elle mérite amplement d'être lue et rencontrée par plein de collégiens !

J'ai aussi apprécié son évolution, et sa prise de conscience vis-à-vis de la nature. Même si ses motivations premières sont un peu égoïstes, elles évoluent avec elles, et c'est aussi la force de ce livre.

Le roman raconte aussi tout ce qu'on peut faire quand on se mobilise, même si on est seul, même si on est jeune, même si personne ne croit en nous ou nous soutient. Et ça, c'est vraiment un message à passer.

En plus de ça, il est très fluide à lire. La fin est arrivée peut-être un peu trop rapidement, mais le style est entraînant et plein de douceur et de poésie à la fois (j'aime beaucoup l'écriture d'Anne-Fleur Multon).

Bref, c'est vraiment un ouvrage très sympa, à mettre dans pleins de mains (et il m'a donné envie de relire le un, de dénicher le tome 2... et d'attendre le 4, tout en me demandant s'il y en aura d'autres après, parce que j'aime bien ces drôles de nanas !). 



mardi 31 mai 2022

Les enfants du Préventorium

 J'ai lu Les enfants du Préventorium de Fabien Clavel


4ème de couverture

Article 2048 : Tout enfant présentant un caractère potentiellement déviant devra, dès l’âge de 3 ans, être retiré à ses parents pour être interné au Préventorium. Il y sera mis à l’isolement et recevra un traitement approprié.

Ce que la loi n’avait pas prévu, c’est que les traitements administrés doteraient les enfants de pouvoirs psychiques inattendus… Anaël, Miklós, Untu, Nour, Léana et Jão ont grandi ensemble dans le Préventorium. Mais, quand ils découvrent que le plus jeune d’entre eux, Jão, est atteint d’un cancer incurable, ils commencent à remettre en question le discours des adultes qui les encadrent. Et si les médicaments qu’on leur donnait étaient responsables de la maladie de leur ami¬? Ou responsables de ces étranges aptitudes qu’ils ont développées ?

Les adolescents sont désormais prêts à tout pour percer les mystères de l’institut et tenter de s’évader.

Mon avis

Fabien Clavel sait écrire, il n'y a aucun doute là-dessus. Et ce nouveau titre est particulièrement prenant. Et sombre aussi : j'ai adoré, mais je ne le mettrais pas entre les mains de lecteurs trop jeunes ou trop sensibles. 

On y suit un groupe d'enfants enfermé dans un laboratoire. Ils n'ont jamais connu l'extérieur, ils suivent des cours et des traitements quotidiens. Et ils l'acceptent. C'est leur vie, après tout. Sauf que les enfants grandissent, se posent des questions, veulent se protéger les uns les autres. Et cela amène à une rébellion. Une rébellion d'autant plus dangereuse que ces jeunes possèdent des pouvoirs pour le moins particuliers. 

Le scénario pourrait avoir écrit par Stephen King (ce qui est un vrai compliment dans ma bouche). Et même s'il faut un peu de temps au début du livre pour bien identifier les différents personnages, on finit par s'attacher à eux. Particulièrement au narrateur, Anaël. Ce qui est normal, puisqu'il parle pour tous les autres. 

Certaines scènes sont particulièrement touchantes. Il y a une vraie émotion dans les rapports que les personnages ont entre eux.

C'est difficile de parler plus du livre sans trop le spoiler, mais il mérite d'être lu. Et puis, il pose aussi des questions : comment peut-on dire qu'un enfant de trois ans est trop difficile et qu'il faut l'enfermer parce qu'il va devenir un délinquant ? Et la manière dont ils sont traités me fait un peu penser à La Nuit des enfants-rois (que j'ai lu il y a bien trop longtemps pour me souvenir de tous les détails...). Pour moi, c'est plus un livre pour ados ou adultes que pour enfants. Certains moments peuvent être effrayants. Car il n'y a pas que des enfants, il y a aussi des monstres dans cette histoire. Et tous ne se remarquent pas au premier coup d'oeil... 

Le livre est vraiment bon, en tout cas. Mais prenez peut-être le temps de le lire avant de l'offrir autour de vous...


 


Evidemment Martha

 J'ai lu Evidemment Martha de Meg Mason

4ème de couverture

Quelque chose ne tourne pas rond chez Martha, et depuis longtemps. Lorsqu’elle avait dix-sept ans, une petite bombe a explosé dans son cerveau et elle n’a plus jamais été la même. Et malgré toutes les consultations, thérapies sans fin et traitements hasardeux, elle ne sait toujours pas ce qui ne va pas… Pourquoi passe-t-elle des journées entières au fond de son lit ? Et pourquoi continue-t-elle à se mettre à dos des inconnus, et des proches, avec ses remarques cruelles et désinvoltes ?

Aujourd’hui, son mari l’a quittée et elle n’a plus nulle part où aller, si ce n’est dans la maison de son enfance, une maison bohème (délabrée) dans un quartier romantique (délabré) de Londres. Et rien d’autre à faire que retrouver sa mère, une sculptrice au talent confidentiel – et très alcoolique – et son père, un poète célèbre – bien que jamais publié… Mais comment survivre là-bas sans sa sœur dévouée, grande gueule, qui rendait tout ce chaos supportable pendant leur enfance, et qui est maintenant trop occupée ou trop fatiguée pour prendre soin d’elle ?

Peut-être qu’en repartant de zéro, Martha pourra écrire un meilleur dénouement pour son histoire ratée – ou découvrir que cette histoire n’est pas encore tout à fait terminée.

Mon avis 

Ce livre est assez déroutant. Il aborde le sujet des maladies mentales, mais avec un peu de distance qui se veut humoristique. Sauf qu'il s'agit de l'humour anglais pince-sans-rire. Bref, il est difficile de savoir si l'on doit rire ou pleurer en lisant les errements de Martha.

Elle souffre, évidemment. Elle alterne les épisodes de dépression depuis son adolescence, a ce sentiment tenace de ne pas avoir tout à fait réussi sa vie. Un sentiment d'autant plus fort qu'elle éprouve de l'agacement envers son mari (qu'elle connaît depuis toujours), que son travail n'est pas vraiment reconnu, que sa famille est relativement dysfonctionnelle... Bref, tout ce qu'il faut pour se sentir bien dans le meilleur des mondes, non ?

Le roman nous livre ainsi la vie de Martha, et nous fait ressentir la souffrance de se sentir "différente" sans vraiment savoir pourquoi. De s'empêcher parfois de vivre des choses parce qu'on ne s'en sent pas le droit.Le tout sans être misérabiliste non plus, le personnage ne se plaint pas, elle vit avec tout cela, c'est tout. 

Mon avis reste assez mitigé sur ce roman, parce qu'il laisse une impression un peu triste au final (même si je pense que ce n'est pas la volonté de l'autrice).

Les soeurs hiver

 J'ai lu Les sœurs Hiver par Jolan C. Bertrand

4ème de couverture

Il y a très longtemps, il y avait deux hivers : la Grande, avec ses froids polaires et ses blizzards, et la Petite, avec ses glissades joyeuses et ses batailles de boules de neige. Mais depuis que la Petite a disparu, tout est détraqué au village de Brume ! Les adultes sont inquiets, plus personne ne rit aux bonnes farces d'Alfred et, surtout, les trolls passent leur temps à voler des objets, qu'ils emportent à tout jamais dans la taïga. Lorsque l'oncle d'Alfred se porte volontaire pour rapporter les objets volés et qu'il disparait sous ses yeux, avalé par la tempête, c'en est trop : il faut partir à sa recherche, coûte que coûte, braver les dangers de la forêt boréale, et affronter la Grande Hiver...


Mon avis

J'ai déjà lu plusieurs romans de cet auteur (tous ?) et j'étais curieuse de savoir comment il allait écrire un titre nettement plus orienté jeunesse que les précédentes. Et je peux tout de suite affirmer que je n'ai pas été déçue.

Commençons par parler de l'objet lui-même. Le livre est magnifique. La couverture est déjà très belle, mais il contient des illustrations intérieures de Tristan Gion qui sont tout aussi belles. Elles correspondent parfaitement à l'histoire et incitent même les lecteurs les plus récalcitrants à tourner les pages pour voir les suivantes.

Et le texte lui-même est excellent. On y suit un jeune garçon orphelin, qui fait des bêtises pour attirer l'attention, qui a parfois une tristesse en lui qu'il ne parvient pas à contrôler. Le tout chez les vikings, dans un monde de neige et d'isolement. Avec en plus des trolls (version cailloux avec des pattes, des bras et des cheveux très colorés). Ajoutez-y un peu de Loki, pas mal de magie... Et vous obtenez un roman prenant du début à la fin. Prenant et touchant d'ailleurs. Parce que le texte parle aussi du fait que c'est plus facile d'endurer ses épisodes de mélancolie quand on est entouré de proches qui restent à nos côtés en attendant que ça passe, sans poser de questions ni nous bousculer.

Les jeunes lecteurs apprécieront certainement l'aventure vécue par Alfred : il se transforme en renard, affronte la magie pour sauver son oncle, et les événements s'enchaînent sans qu'il ait le temps de s'embêter (et nous non plus !). 

L'écriture est toujours efficace, sans un mot de trop ni manquant. Les émotions sont retranscrites avec beaucoup de justesse. Et le texte nous immerge dans tout cela.

Bref, c'est un livre que j'ai vraiment apprécié. Et que je vais certainement racheter pour offrir aux enfants de mon entourage !

et je vous mets la vidéo trailer en bonus :




jeudi 5 mai 2022

Les orphelins du rail par Fabien Clavel

 J'ai lu  Les orphelins du rail par Fabien Clavel

 


4ème de couverture

 La vie de Meli de Budapest est bouleversée quand elle fête ses 13 ans. Comme tous les orphelins de son âge, elle est invitée à participer à une chasse au trésor à travers l’Europe  : la course à l’Adamant  ! On donne à Meli un passegare qui va lui permettre de vivre comme les richissimes Voyageurs qui sillonnent l’Europe à bord de trains gigantesques et fabuleux.
Mais pour certains orphelins, la course est plus qu’un jeu et ils sont prêts à tout pour s’emparer des pièces du puzzle qui indique l’emplacement du trésor.
On murmure même que le terrible Lafcadio serait de la partie…

 

Mon avis

Imaginez : vous êtes un orphelin, dans un monde où la misère est omniprésente. Vous n'avez aucun espoir devant vous, rien à manger, le froid chevillé au corps. Et l'on vous propose soudainement de pouvoir emprunter à loisir les trains réservés aux Voyageurs, ces familles de riches qui arpentent l'Europe en tout sens juste pour les loisirs.

C'est ce qui arrive à Meli, à la façon d'un Ticket d'or pour la Grande chocolaterie. Mais elle ne va pas juste découvrir ces trains : elle est en même temps lancée dans une chasse au trésor géante, à laquelle participent en même temps des dizaines d'orphelins de son âge. Parmi eux, il y a des méchants et des gentils (et on n'est pas dans le pays de Candy). Il lui faudra apprendre qui sont ses vrais amis dans cette épopée.

Ce roman est un roman d'aventures, dans la lignée des titres de Jules Verne auquel il rend hommage, avec un  univers dystopique adapté aux lecteurs d'une dizaine d'années, ce qui est assez rare pour être souligné. 

On parcourt le monde en compagnie de l'héroïne (avec un peu l'envie d'en voir plus des lieux qu'elle visite, mais comme tout se passe dans les trains et les gares, c'est évidemment impossible). Ces trains en eux-mêmes sont surprenants, et chacun dédiés à une fonction précise : la mode; la découverte des animaux, la bibliothèque (je veux voyager dans ce train !), l'école, etc.

Certains rebondissements ne surprendront sans doute pas les lecteurs plus aguerris, mais pour un jeune lecteur, aucun doute qu'il sera surpris, voire choqué, quand arriveront certaines révélations.

L'auteur évite habilement les répétitions en changeant le rythme de la chasse au trésor quand cela devient nécessaire, et nul doute que les lecteurs et lectrices seront eux aussi happés dans cette course !

 

Rejetée La Bête de l'ombre #1 par Jaymin Eve

 J'ai lu  Rejetée La Bête de l'ombre #1 par Jaymin Eve



4ème de couverture

Mon père a commis une terrible erreur. Et je continue d’en payer le prix.

En tant que louve au sein d’une meute puissante, je devrais avoir la belle vie. Mais depuis que mon père a tenté de tuer l’Alpha, on me traite comme une paria, une traîtresse, une moins que rien.
Quand j’essaie de m’échapper, Torin, le fils de l’Alpha, me ramène de force avant ma première métamorphose... qui révélera l’identité de mon âme sœur.

Et, dès l’instant où ma louve pose les yeux sur lui, mon cœur se remplit de l’espoir d’un futur plus radieux.
Après tout, personne ne répudie son compagnon légitime, pas vrai ?
Faux.

Quand les loups passent à l’attaque, mon esprit se met à hurler, assoiffé de vengeance.

J’ignore comment, j’entre alors en contact avec le royaume des ombres.
D’une manière ou d’une autre, je le ramène dans notre monde.

La Bête de l’Ombre. Notre dieu, celui des changeants. Le diable en personne.
Finalement le rejet de mon compagnon n’était que le début...


Mon avis

Les histoires de loup-garou, c'est mon petit point faible. J'ai beaucoup de mal à résister quand j'en vois une, mais je cherche toujours aussi à ce que ce soit un peu différent, parce qu'à force, on voit venir les ficelles.

Et ce roman sort très largement du cadre des classiques histoires avec des loups-garous. Certes, on a le personnage féminin un peu (beaucoup) méprisé par les autres, qui se révèle à la fois d'une puissance insoupçonnée et liée magiquement à la dernière personne qu'elle s'attendait à aimer. Mais on a surtout un être des ténèbres qui n'a rien de terrestre et à un monde parallèle magique. 

Il est possible que j'ai eu un petit moment de "mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ?" une fois arrivée à cette partie. Tout d'un coup, le bestiaire magique était trop important, ce qui est quand même un comble quand on accepte sans sourciller des êtres qui se métamorphosent en loups, non ? 

L'autrice ici crée bien quelque chose de nouveau. Avec un peu de sensualité qui vient pimenter le tout (vous aurez une bonne dose de personnage ténébreux !). Et aussi du mystère, bien sûr (à quand le tome 2 ? Je veux la suite, moi !)

Le personnage principal a une attitude qui laisserait entendre qu'elle n'a que peu d'instinct de survie, mais c'est en même temps très cohérent avec son passé, donc ça c'est plutôt bien mené. 

Bref, une lecture avec suffisamment de bons moments, de scènes d'action et de personnages (et créatures) à découvrir et à apprécier pour donner envie de poursuivre la suite !

lundi 4 avril 2022

Six mois par an

 J'ai lu six mois par an de Clara Duarte


4ème de couverture

L’histoire d’Hana et Ro, c’est… une bagarre, un supermarché, beaucoup de spaghettis, une salle de bain écœurante, un piano électronique et beaucoup trop de plantes.
C’est bordélique, maladroit, mais c’est aussi beau. Surtout, c’est évident. Ça l’est tellement qu’Hana pense que ça pourrait durer éternellement.
Et puis, le 31 août, Hana s’endort paisiblement au côté de Ro. Mais à son réveil, Ro n’est plus là.
Disparue, sans laisser de traces. Envolée, sans que personne se souvienne d’elle, sauf Hana. Comme si, au final, Ro n’avait tout simplement jamais existé.
Qui est vraiment Ro, cette jeune fille mystérieuse et pourtant pleine de vie  ?

Mon avis

J'étais assez curieuse de lire ce titre, avec la part de mystère qu'il devait contenir. Tout d'abord, on est en Espagne. Si vous aimez les films espagnols, leur vibration, la manière dont ils foisonnent, vous retrouverez le même genre d'ambiance un peu sauvage dans ces pages. Sinon, le style et les personnages peuvent un peu déstabiliser. Cela n'empêche pas du tout le livre d'être touchant, mais il vuat mieux être prévenu.

Personnellement, histoire d'évacuer tout de suite ce qui m'a gênée, c'est le rapport à la drogue et le côté foutraque des personnages. Ils fument, consomment un peu n'importe quoi, n'accordent aucune importance à leur vie, à leur corps, à leurs études... Je suis peut-être de la vieille école, mais j'avais par moments un peu de mal avec tout ça. J'attendais le moment où ils ouvriraient les yeux pour se prendre plus en main. Mais ce n'est pas le sujet du roman. Le sujet, c'est l'histoire d'amour entre Ro et Hana. Une histoire qui progresse tout doucement, qui prend son temps, qui n'a l'air d'aller nulle part elle non plus et qui est pourtant très intense.

Et puis, un événement magique, un clignement de yeux, une distorsion de la réalité... Et une Ro qui disparaît, littéralement, six mois par an. Personne ne se souvient qu'elle existe, elle n'a laissé aucune empreinte sur cette terre. Sauf pour Hana. Hana qui est désespérément amoureuse d'elle et qui ne parvient pas à croire à cette forme de disparition. 

Ce qu'il se passe après, je ne vous le dévoilerai pas ici. Il y a une certaine poésie dans ce texte, dans les événements qui s'y passent peut-être plus que dans l'écriture d'ailleurs. Mais il prend au cœur et aux tripes. Et rien que pour ça, il mérite d'être découvert...