jeudi 18 octobre 2018

Les Soeurs Carmine

J'ai (enfin) lu le premier tome des Soeurs Carmine de Ariel Holzl




4ème de couverture


Merryvère Carmine est une monte-en-l'air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s'y trucide allègrement, surtout à l'heure du thé, et huit familles d'aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l'un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d'efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues...

« Une fantasy urbaine mordante et décalée, proche de l'univers de Tim Burton. »


Mon avis


Vous connaissez ce sentiment, quand vous lisez un livre et que vous vous dites que vous n'arriverez jamais à écrire quelque chose d'aussi bien ? C'est ce qui m'est arrivé en lisant ce livre de Ariel Holtz.
Parce que l'auteur a véritablement réussi à créer un univers qui lui est propre, et dans lequel je suis rentrée sans aucun souci.
Avant de vous parler du titre, je vais, pour une fois, vous raconter un peu ma rencontre avec celui-ci. Cela faisait un moment que j'en entendais parler (hé, le tome 3 est sorti, donc c'est dire si j'ai du retard !). Mais je n'avais jamais encore eu l'occasion de mettre la main dessus (je n'avais pas vraiment cherché, il faut croire).
Quand j'étais allée aux Imaginales, à Epinal, j'avais voulu en profiter pour l'acheter et le faire dédicacer par l'auteur... mais il y avait tellement de monde devant lui que j'avais renoncé.
Puis j'ai enfin pu transformer l'essai aux Aventuriales, à Ménétrol (et même qu'Ariel Holzl a comparé ma tenue steampunk à celle de son personnage... Bref, revenons à nos moutons).
On a donc là un univers un peu gothique, où la brume est présente en permanence, où les jours et les mois prennent des noms bien sombres, où des êtres surnaturels (vampires, dignes héritières de Médusa et autres...) exercent des professions bien sympathiques comme voleurs et assassins... Mais avec un petit côté décalé qui fait qu'on est plus dans du Tim Burton que dans une ambiance lourde et pesante.
Et, là dedans, on va suivre trois soeurs. Le premier tome se concentre sur Merry. Elle est sympa Merry, je l'aime bien. Elle est devenue voleuse parce que sa famille n'a plus un sou et qu'elle se débrouille bien côté gymnastique. Après tout, chacun sa vocation dans la vie, non ?
Mais surtout, Merry, au fond, c'est une vraie gentille. Qui a pitié des gens, qui déteste faire du mal et qui rage un peu de voir sa grande sœur manipuler les autres. Sa grande sœur, c'est Tristabelle, qui a compris que le mot belle, elle avait intérêt à en tirer profit pour faire quelque chose de sa vie. Et dans la famille Carmine, il ne faut pas oublier non plus la petite sœur, Dolorine, qui se laisse découvrir à travers les pages (hilarantes) de son journal intime.
Bref, j'ai littéralement adoré ce roman. Pas étonnant qu'il ait reçu plein de prix, d'ailleurs. Parce qu'en plus d'un univers bien mené, de personnages bien campés, il y a aussi du mystère, des aventures, des rebondissements, des combats de haute volée... Bref, l'idéal pour passer un bon moment (bon, c'est quand que j'achète la suite, moi ? Pour tout vous dire, aux Aventuriales, une autre autrice a comme moi acheté le tome 1 pour le faire dédicacer, l'a lu dans la journée... et a acheté les deux autres le lendemain. Elle a été plus futée que moi, maintenant il faudra que j'attende (ou pas) de recroiser Ariel Holzl pour lire la suite).

Emile- L'intraitable Zola

J'ai lu Emile, l'intraitable Zola de Bertrand Puard



4ème de couverture


Émile mène une vie bien tranquille à Aix-en-Provence, où il partage son temps entre le collège, les balades avec son camarade Paul Cézanne dans les oliveraies et des rendez-vous secrets avec son amoureuse.
Mais une grande nouvelle vient bouleverser le futur écrivain : son père lui aurait laissé un trésor ! Émile se lance alors dans un immense jeu de piste qui le conduit à Paris, la ville de tous les mystères. À qui peut-il faire confiance ? Qui sont ses ennemis ? D’aventure en aventure, le jeune Zola est au moins sûr d’une chose : il aura plein d’histoires à coucher sur le papier, quand il rentrera chez lui – s’il rentre.


Mon avis :



C'est mon petit côté fangirl, j'aime bien lire des livres qui mettent en scène des auteurs dont j'ai lu les livres. Je ne pouvais donc pas manquer cette version jeunesse d'un Zola qui a encore tout à découvrir.
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé, au fil des pages, reconnaître des personnages ou des lieux qui évoquent plus que fortement le cycle des Rougon-Macquart (Gervaise, Nana, les Maheu... pour n'en citer que quelques-uns). Ces petits clins d'œil ne seront sans doute pas perceptibles pour les jeunes lecteurs auxquels s'adressent le titre et pourtant ils constituent une des saveurs principales de l'ouvrage.
La chasse au trésor menée par le jeune Émile est palpitante, même si elle semble complètement surréaliste (la mère n'a plus d'argent, donc elle part en voyage pour en trouver. Elle n'a ensuite aucune hésitation à laisser son fils partir avec une inconnue dans un autre pays. Puis les gamins traversent toute l'Europe tous seuls...). On se prend au jeu de voir les décors et les rencontres se succéder, mais cette facilité dans les étapes m'a un peu surprise.
J'ai aussi regretté de ne pas trouver, à la fin de l'ouvrage, un petit dossier qui explique justement un peu plus la vie du véritable Zola, ou qui mentionne le fait que les personnages croisés dans l'histoire ont ensuite fait partie de ses romans. Quitte à prendre un auteur comme héros de son livre, il aurait pu être souhaitable de faire un peu, un tout petit peu, de pédagogie autour.
Néanmoins, l'histoire est pleine d'actions et se lit vite, elle comprend une véritable surprise à la fin et elle pourra sans doute plaire à beaucoup de lecteurs avides d'aventures !

vendredi 12 octobre 2018

Gwendy et la boîte à boutons

J'ai lu (avec beaucoup de plaisir) Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar



4ème de couverture


Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs.
La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n'a-t-il pas sa contrepartie ?

Mon avis :


Quoi, un Stephen King dont je n'avais pas entendu parler ? Ah oui, mais c'est un jeunesse, c'est pour ça, il ne méritait pas qu'on lui fasse de la publicité ni d'être édité en grand format (vous me voyez en train de rager, là ? Parce que c'est le cas).
D'autant que ce roman, tout jeunesse soit-il, est bon. Très bon. C'est du Stephen King quand il fait du format court. Ce qui est généralement bon signe. Il ne l'a pas écrit tout seul mais je ne connais pas son co-auteur, et l'ensemble est suffisamment bien coordonné pour que les différents tons ne soient pas disparates.
Les amateurs du King (oui, c'est comme ça qu'on l'appelle entre nous) auront envie de hurler à cette pauvre Gwendy de ne jamais, JAMAIS, accepter de cadeau trop beau pour être honnête de la part d'un homme qui s'appelle Richard Farris. RF. Comme dans La Tour sombre, Le Fléau, Bazaar (ceux qui savent comprendront).
Donc, dès le début, on sait que ce cadeau est empoisonné. Forcément.
Et on tourne les pages en se demandant à quel moment ça va partir en vrille.
Le livre se lit vite, très vite. Gwendy réagit très très bien face à tout ce qui lui arrive. Les pages se tournent sans que l'on ne s'ennuie un seul moment, et ça c'est plutôt agréable. On est plus dans la nouvelle que dans le roman, soyons clair, et cette dernière ne révolutionnera pas l'histoire du genre. Mais elle réussit à être aussi bien construite dans ce qu'elle dévoile que dans ce qu'elle ne fait qu'effleurer, qui est laissé à notre imagination, et ça, c'est plutôt pas mal !

Au fait, pour la petite histoire, Richard Chizmar est aussi le directeur de la maison d'édition qui a publié cette nouvelle dans sa version originale. De là à parler d'auto-édition, il n'y a qu'un pas....

jeudi 4 octobre 2018

Uneo Park

J'ai lu Uneo Park d'Antoine Dole


4ème de couverture


Ueno park, immense étendue de verdure en plein cœur de Tokyo. On y découvre Ayumi, une hikikomori, qui sort pour la première fois de chez elle après plus de deux ans de réclusion. Haruto, un jeune lycéen qui tente de reconstruire sa vie après l'expérience traumatisante du tsunami de 2011 ; Nozomu, un adolescent SDF qui a dû abandonner le domicile familial. Sora, qui affiche son look extrême et asexué de genderless kei et doit résister aux insultes ; Airi, fan obsessionnelle, qui s’égare dans son fantasme avec son idole. Ces adolescents ne se connaissent pas mais ont en commun de ne pas se conformer, de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise et d’affirmer un style de vie, un furieux désir de liberté. A Ueno park, ils vont se trouver réunis pour le Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers. Ce moment de renaissance va permettre à chacun d’explorer sa propre solitude.

Mon avis


Il ne faut pas lire ce livre comme un roman, mais plutôt comme une suite de portraits. Tous les personnages se retrouvent au même endroit, mais ce n'est pas cela qui est important. Non, ce qui l'est, c'est ce qui les a amenés en cet endroit.
Et l'auteur déroule ainsi les vies de jeunes Japonais. Leurs parcours ne sont pas drôles, ils ont tous souffert, pour diverses raisons. C'est tout un panorama de jeunes qui vont mal qui est dévoilé au travers des pages. Mais la force de l'auteur réside à ne pas verser dans le misérabilisme ou dans le larmoyant.
Avec une écriture douce, aérienne, qui emprunte beaucoup au style des auteurs asiatiques d'ailleurs, Antoine Dole présente des faits. Chacun des personnages a sa propre voix, et se contente de dire : "voilà où j'en suis, voilà ce qui s'est passé dans ma vie. Je ne me plains pas, c'est comme ça, c'est tout."
On n'est pas dans un ouvrage qui cherche à faire pleurer. Ni qui veut nous rassurer avec un happy end sans raison. Non, aller au parc ne va pas changer la vie de ces personnages, c'est juste une étape dans leur parcours. Et c'est un véritable tour de force de l'avoir construit ainsi.
Au fil des pages et des portraits se dessine l'ambiance de Tokyo, de ses traditions, de ses spécialités culinaires... Le livre nous offre un voyage en quelques pages, dépaysant juste comme il faut.
Il est court, et se lit donc vite. Il vous rappellera peut-être que votre vie n'est pas si déprimante que vous ne le pensiez. Mais il mérite au moins que vous en parcouriez quelques pages, entre deux stations de métro...

Sept larmes au creux de la mer

J'ai pu lire Sept larmes au creux de la mer de CB Lee



4ème de couverture :


La mer cache bien des secrets...
Kevin Luong a le cœur brisé le jour où, marchant au bord de l'océan, il se souvient de l'ancienne légende que sa mère lui avait racontée. Il laisse alors tomber sept larmes dans l'eau tout en formulant son souhait : "Je veux être heureux et amoureux... Juste un été..."
C'est ainsi qu'il se retrouve à sauver un mystérieux garçon du Pacifique, un garçon qui plus tard apparaît sur le pas de sa porte en lui déclamant son amour. Ce qu'il ne sait pas, c'est que Morgan est un selkie et qu'il est là pour exaucer son souhait.
À mesure qu'ils se rapprochent, Morgan est tiraillé entre les dangers du monde humain et son héritage au sein de la communauté selkie vers laquelle il doit revenir à la fin de l'été...

Mon avis :


J'ai beaucoup aimé cette histoire, en grande partie pour sa douceur et son originalité.
Dans le monde fantastique, les selkies ne sont pas encore très exploités, peu souvent représentés, et donc ça fait du bien de sortir un petit peu du registre des loups-garous, sorcières ou autres vampires et démons.
La mythologie qui est ici présentée, même si elle reste très superficielle, est agréable à découvrir.
Les personnages sont tendres et très agréables à fréquenter. Le roman alterne entre les points de vue de Morgan et de Kevin, et ils sont aussi attachants l'un que l'autre. J'ai particulièrement aimé la naïveté et la candeur de Morgan, qui découvre le monde des humains, et est tout en sentiments purs.
Kevin est plus réservé, mais il est pétri de bonnes intentions.

Le livre est léger. Parfois un peu trop. Par exemple, même si on comprend que Kevin a parfois souffert de remarques racistes ou homophobes, ce n'est pas creusé. L'autrice reste parfois un peu en surface, parce que, dans ce cadre, ce n'est pas le plus important du roman.
Tout semble facile pour Kevin : ses parents n'ont aucun souci avec sa bisexualité (et oui, on est d'accord, dans un monde idéal c'est ainsi que cela devrait toujours se passer. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal). Ils vont jusqu'à lui fournir des préservatifs... tout en préférant qu'il ne les utilise pas. Et quand Kevin découvre la véritable identité de Morgan, ce n'est pas un souci non plus pour lui. "ah mon petit copain est magique... Bon, c'est plutôt chouette" et il ne se pose, et ne lui pose, surtout, pas plus de questions. Ces aspects-là m'ont un tout petit peu frustrées.

Mais sinon, je me suis laissée embarquer par cette histoire, à prendre du bon temps en compagnie de ces deux adolescents, à espérer avec eux que tout tourne bien, à m'inquiéter quand des nuages sombres se profilaient à l'horizon. Car oui, il y a des tempêtes aussi dans cette histoire, qui ajoutent un peu de tension bienvenue.

Par ailleurs, un autre détail qui, moi, m'a bien plu : il n'y a pas de scènes trop osées dans le livre. Et ça, j'avoue que c'est assez reposant à lire (je n'ai pas toujours envie de savoir quelle position précise vont prendre les personnages des livres que je lis, pour tout dire, et ce voyeurisme presque obligatoire me fatigue parfois. Ici, ça n'a pas été le cas, ouf).

Bref, un joli petit livre, que je vous conseille pour vous distraire et vous rappeler que l'amour, c'est beau !

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Sur le blog de l'autrice (elle-même bisexuelle et d'origine asiatique, qui a donc dû mettre un peu d'elle-même dans l'ouvrage), vous pourrez même lire des scènes inédites du livre (en anglais, bien sûr)

mercredi 3 octobre 2018

Help me ! Comment le développement personnel n'a pas changé ma vie

J'ai pu lire Help me ! Comment le développement personnel n'a pas changé ma vie de Marianne Power grâce à NetGalley



4ème de couverture

MARIANNE POWER A TESTÉ LES 12 BIBLES DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Pour le meilleur ou pour le pire ?

« Ce fameux dimanche, une idée m’est venue. Une idée qui, d’épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n’allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j’allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J’allais m’y tenir pendant un an – soit douze ouvrages au total. Et j’allais m’attaquer à mes failles avec méthode : argent, angoisses, poids… Arrivée à la fin de l’année, je serais… parfaite ! »

Mon avis :


J'avoue, je fais partie des gens qui aiment bien lire de temps en temps des ouvrages de développement personnel. Je suis donc rentrée dans cet ouvrage en m'attendant à retrouver les travers de ceux-ci. Pour tout dire, je m'attendais à un livre un peu humoristique parce que suivre les conseils, mois après mois, de différents guides aux méthodes parfois contradictoires, cela pouvait présager des aventures cocasses.
Malheureusement, au bout de quelques chapitres, c'est plus un sentiment de malaise que j'ai ressenti. C'est peut-être lié à mon histoire personnelle, mais de voir cette pauvre femme s'enfoncer et se laisser happer par ces guides comme par des gourous, perdre de plus en plus pied dans sa vie, s'isoler des autres... j'étais loin de trouver ça agréable à lire.
Même les expériences les plus agréables prenaient un goût amer dans la manière dont elle les décrivaient.
Je n'ai pas compris tout de suite que l'autrice avait réellement vécu et expérimenté elle-même tout ce qu'elle raconte, et il en résultait en plus un certain sentiment de répétition.
En fait, ce livre narre la vie d'une personne qui va mal... et qui ne va même pas mieux à la fin du titre. Ce n'est pas un roman, donc il n'y a pas de happy end miraculeux.
Alors, certes, l'ouvrage a au moins le mérite de nous dire que les ouvrages de développement personnel ne vont pas nécessairement changer notre vie. Mais le message est donné de manière tellement dépressive que je ne suis même pas sûre d'avoir envie de l'entendre.

jeudi 27 septembre 2018

Going Wild de Candice Ulrik

J'ai enfin lu Going Wild- Dans la tanière du loup de Candice Ulrik




4ème de couverture


Depuis sa naissance, Stephen lutte contre une maladie incurable. Jusqu’au jour où il est victime d’une mystérieuse agression, qui le laisse contre toute attente en parfaite santé. Enfin, si se transformer en loup peut être appelé une « parfaite santé » ? 

La meute de Jason est en alerte : contrevenant à leur loi, un loup-garou a mordu un humain, faisant de lui l’un des leurs. Le loup en devenir va avoir besoin d’un guide. Bien qu’il n’en ait aucune envie, Jason est désigné. Pour couronner le tout, le nouveau n’est autre que Stephen, le « loser » de son lycée ! 


Mon avis



Ce livre et moi, c'est toute une histoire. J'ai croisé le chemin de Candice Ulrik lors d'un camp nanowrimo, j'ai lu quelques passages de l'histoire de Stephen et Jason sur Wattpad... J'avais déjà aimé mais quand j'ai appris qu'il allait être édité, j'attendais avec impatience de voir la version finale.

C'est maintenant chose faite, et je ne le regrette pas. Pour tout vous dire, j'ai dévoré le livre (je l'ai lu sur une fin d'après-midi !), ce qui est plutôt bon signe.
Quand vous le lirez, vous ferez la connaissance à votre tour de Stephen. Il n'a pas de chance le pauvre, il est bien malade. Jusqu'à ce qu'un loup lui dévore le flan, le transformant à son tour en Loup (avec une majuscule, s'il-vous-plaît).
Ce n'est plus un secret que j'ai un petit faible pour ces petits animaux poilus. Et j'ai beaucoup aimé la façon dont Candice Ulrik les présente ici. Pour deux raisons :

  1.  Son livre est véritablement écrit. Il y a du style, une recherche sur les mots (et pas uniquement des phrases simples avec un verbe, et un complément, point barre)
  2. Elle ne se focalise pas sur la transformation et la vie en loup. C'est leur humanité, leurs sentiments, qui prime.
Alors, certes, on rencontre une meute, un alpha avec un vrai pouvoir de dominance, il y a des griffes, des crocs et la pleine lune. Des différences à cacher, des codes à apprendre pour ce nouveau loup. Du mystère aussi, pour comprendre qui l'a transformé et ce qui lui fait peur. De l'amour (moi je reste fan de certains câlins qui ne sont pas nécessairement ceux attendus par les personnages. Le loup intérieur a toujours raison. Toujours)
Mais c'est avant tout une belle histoire d'humanité. 
J'avoue avoir parfois eu un peu de mal à bien me représenter les personnages secondaires (ils sont décrits, pourtant, c'est de ma faute : je me concentrais sur les principaux. Or, dans une meute, il y a plein de personnes. Mais je pense qu'il y a encore des mystères à éclaircir sur eux, sur la "patte droite" de l'alpha, notamment, ou sur ce qu'il est advenu de la jeune soeur de l'infirmière)

Bref, je crois que vous l'avez compris, j'ai vraiment bien aimé ce titre (et je ne le dis pas pour caresser son autrice dans le sens du poil). Je n'ai qu'un seul reproche : il m'a laissée frustrée. À quand la suite ?