jeudi 7 juin 2018

Dehors les enfants

Grâce à Netgalley, j'ai pu lire Dehors les enfants de Angela J. Hanscom


4ème de couverture

Et si trop les protéger ne les aidait pas à grandir  ? Aujourd’hui, il est devenu rare de voir des enfants s’amuser à escalader un arbre, construire une cabane ou dévaler une colline en roulant sur eux-mêmes. Nous avons sécurisé leurs aires de jeu, supprimé tourniquets, tape-culs et tout ce qui pouvait se montrer risqué. Les enfants passent de plus en plus de temps à interagir avec des écrans plutôt qu’avec d’autres. Agenda surchargé, activités encadrées, le temps de jeu libre et de contact avec la nature s’amenuise. Parallèlement, les enseignants notent une baisse d’attention et de concentration et une augmentation de l’impulsivité voire de la brutalité, tandis que les médecins observent une hausse inquiétante des troubles sensoriels et émotionnels. Les enfants d’aujourd’hui sont plus peureux et moins endurants que ceux d’hier et ils crisent à la moindre frustration. Pourquoi  ? Dès nourrisson, les enfants sont entourés d’objets facilitant leur quotidien ainsi que celui de leurs parents, mais qui réduisent l’ampleur de leurs mouvements. Notre désir de les protéger ne leur permet plus de se confronter aux expériences qui leur sont nécessaires pour muscler leur corps, nourrir leurs sens et élaborer les réseaux de neurones dans leur cerveau. Angela Hanscom, ergothérapeute, braque ses projecteurs sur l’épidémie silencieuse qui frappe nos enfants et décrit l’expérience du programme TimberNook qu’elle a fondé. Jouer dehors est vital pour le développement harmonieux des compétences sensorielles, motrices, sociales et intellectuelles. Explorer, comprendre le monde, prendre des décisions, utiliser son imagination…
L’auteur partage son expérience ainsi que des stratégies ludiques et faciles à mettre en action pour aider nos enfants à quitter leurs écrans pour jouer librement.

Mon avis


Ce livre est intéressant, principalement parce qu'il s'appuie sur de nombreuses études et témoignages concrets pour expliquer à quel point les enfants d'aujourd'hui ont perdu en force musculaire par rapport aux enfants des années 1980.
Et il ne s'agit pas que de muscles, mais aussi de vision qui décline (le nombre d'enfants myopes a doublé), tout comme les capacités d'intention, l'équilibre, la motricité fine... Bref, un bilan assez catastrophique pour être inquiétant.
Nul doute, selon l'autrice, que la vie moderne est directement responsable de cet état de faits. Et pas seulement parce que les enfants passent plus de temps devant les écrans (ce qui n'est pas vraiment l'idéal ni pour les muscles, ni pour les yeux). Mais aussi parce que tout concorde pour que ces enfants, surprotégés (les structures de jeux moins haute et sur sol mou, l'hygiène excessive) mette en fait leur corps en danger. les récréations sont raccourcies, les enfants ont moins de liberté, ils ne passent presque plus de temps dehors, ils ont des programmes d'activité de plus en plus chargés...

Et la solution qui s'impose, c'est tout simplement de les laisser jouer, sans supervision, dehors. Après tout, c'est ce qui se passait encore il y a deux générations. Autoriser un enfant à aller en vélo chez un copain, à passer l'après-midi dans une forêt, à manipuler des bouts de bois pour s'en faire une cabane, à patauger dans la boue, à se laisser tourner sur les balançoires, à monter à l'envers sur le toboggan... Tout cela est nécessaire pour améliorer le physique et, donc, le mental des enfants actuels.

Si certaines prises de position, bien que je les comprenne, restent difficiles pour moi (je ne suis pas prête à laisser mes enfants errer dans les rues sans surveillance, même en vivant à la campagne), le contenu de ce livre me semble assez réaliste pour encourager mes enfants à passer encore plus de temps dehors. Et, pourtant, les écrans sont en dose très limitée chez nous. Mais mes filles choisissent encore trop souvent de jouer à l'intérieur plutôt que de courir dans le jardin, et c'est dommage. Je me rappelle que je passais toutes mes journées d'été dehors, je lisais même installée sur les branches d'un arbre !

Le livre donne de nombreux conseils pour réussir à ce que cette liberté à l'extérieur se déroule sans le moindre souci.
Son seul défaut serait peut-être d'être un peu répétitif, parce qu'elle appuie son propos en permanence, mais le constat est réel, et sans doute nécessaire pour que le message passe.
À quand les classes à l'extérieur ?

Et comme je sais que vous débordez d'impatience d'en savoir plus, voici quelques vidéos d'Angela J Hanscom sur le sujet







vendredi 18 mai 2018

Le noir est ma couleur

J'ai pu lire le tome 1 de Le noir est ma couleur de Olivier Gay



4ème de couverture

Pour gagner un pari, Alexandre, bad boy séducteur et boxeur, invite Manon, la meilleure élève de leur seconde, à boire un pot. Dans une ruelle, il la voit attaquée par une créature étrange. N’écoutant que son sens de l’honneur, il intervient… et s'aperçoit que Manon a des pouvoirs hors du commun  !

Mon avis


C'est la première fois que je lis un ouvrage d'Olivier Gay même si ses thèmes m'ont souvent intriguée. Et je ne suis pas déçue du voyage.
Les toutes premières pages, je me suis posée des questions. Au départ, le personnage masculin ne me paraissait pas des plus sympathiques, j'avais volontairement "oublié" de relire la 4ème de couverture pour me laisser porter par l'histoire (comme je le fais souvent). Je me demandais pourquoi j'avais choisi ce livre.
Et puis, très vite, la magie entre en scène. Et cela devient beaucoup plus intéressant. Tout d'un coup, il y a du mystère, de la tension, de l'action. Surtout, petit à petit, les personnages gagnent en épaisseur. Le méchant racketteur n'est peut-être pas que la brute qu'il laisse paraître, la lycéenne coincée et concentrée sur ses études n'est peut-être pas aussi sage qu'elle veut le laisser croire... Et d'ailleurs, qui sont les véritables méchants dans cette histoire ?
Le système de magie, aussi, est assez inédit dans un roman. Il y a quelque chose qui ressort presque des jeux vidéos dans son fonctionnement, avec son cercle chromatique. En tout cas, je serais curieuse de lire les notes de l'auteur pendant qu'il préparait ce sytème !!!
Je ne vais pas vous mentir : quand vous aurez terminé la lecture du tome 1... vous aurez envie de lire très rapidement le tome 2 (voire les suivants, c'est presque une véritable saga qui est rééditée par Rageot. Je pense deviner quelques pistes pour la suite, mais je ne me prononcerai pas ici dessus.
Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'à partir du moment où les deux personnages principaux interagissent, vous n'allez pas vous ennuyer une seule minute en lisant ce roman.

Et quelques extraits pour la route
"Je détaillai le garçon d'un œil critique, cherchant à comprendre ce que mon amis lui trouvait. C'est vrai qu'il ressemblait à une couverture de magazine, avec sa peau bronzée, son corps d'athlète, ses cheveux en bataille, ses traits parfaitement symétriques, ses yeux d'un bleu perçant, mais enfin ça se saurait si cela comptait"

"Comme toute frileuse qui se respecte, mon humeur fluctuait avec l'ensoleillement. J'avais parfois l'impression de vivre par photosynthèse." 


Pour info, cette histoire avait déjà été éditée en 2014 mais la nouvelle couverture est tellement, tellement mieux !

je suis même retombée sur le teaser de l'époque


et même une adaptation théâtrale



D'ailleurs, si vous aimez les vidéos, Olivier Gay a sa propre chaîne YouTube. 


mercredi 16 mai 2018

The Promised Neverland

J'avoue, moi aussi j'ai craqué sur le dernier manga à la mode : The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demizu.




4ème de couverture



Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l'orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s'épanouissent sous l'attention pleine de tendresse de « Maman », qu'ils considérent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l'abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s'échapper, c'est une question de vie ou de mort !

Mon avis



À la base, je ne suis pas spécialement une fan de mangas. J'ai régulièrement essayé au fil des années, parce que certains scénarios me tentaient, mais je n'avais jamais réussi à accrocher. 
Puis, dernièrement, je suis enfin tombée sur des histoires qui me parlaient, dont les dessins n'étaient pas outrés et tout un nouveau monde s'est ouvert à moi !

The Promised Neverland fait partie de mes découvertures récentes, et j'ai adoré. L'intrigue est prenante : on a envie de savoir pourquoi ces enfants sont enfermés, quel est le monde au-delà de l'orphelinat, ce qui va leur arriver... C'est digne des meilleures séries de SF (ah oui, un des aspects du manga que je découvre en prenant une série dès le début, c'est son côté addictif : on attend l'épisode suivant !)

Les personnages sont touchants, et surtout celui de la jeune Emma, la narratrice (au moins du premier tome) qu'on a envie de suivre et de protéger. On vit les choses avec elle à chaque page, et la tension est vraiment bien créée.
Mais les autres personnages ont aussi leurs propres caractères et si un trio de jeunes est au centre de l'histoire, les autres enfants ne sont pas laissé de côté non plus. 

Quant aux dessins, ils sont très réussis. Expressifs sans exagérer, aussi bons dans les paysages que dans portraits. 
(en plus, j'ai craqué pour l'édition limitée, avec la jaquette redessinée par Benjamin Lacombe. Oui, je suis folle)


La série a déjà remporté le 63e prix Shogakukan dans la catégorie shonen tandis que les auteurs sont en lice pour le prestigieux prix culturel Osamu Tezuka. Sachez que l'illustratrice a été découverte par l'auteur sur le web, et que leur collaboration est une vraie réussite.

Pour vous faire une idée de l'histoire, vous avez le choix : un mini site créé par Kaze, l'éditeur français du manga, ou bien un des trailers vidéo, ou même feuilleter les premières pages





mardi 15 mai 2018

Quand Dimple rencontre Rishi

J'aimais beaucoup la thématique de Quand Dimple rencontre Rishi de Sandhya Menon, traduite par Charlotte Faraday. J'ai tout autant apprécié le roman.



4ème de couverture :


La première réaction qu’a eu Dimple quand elle a rencontré Rishi  ?
Lui jeter son café à a figure et prendre ses jambes à son cou.
 
En même temps, qui oserait aborder une fille de cette façon  :
«  Bonjour, future femme. J’ai hâte de commencer le reste de nos vies.  »  ?
 
Ce que Dimple ignore, c’est que Rishi va passer l’été dans la même université qu’elle.
Et surtout… qu’il est l’homme auquel ses parents l’ont promise
sans l’en informer  !
 
Elle  ! Dimple  ! Fière de son indépendance, ravie de vivre enfin
loin de sa famille, embarquée dans un mariage arrangé  ?
Hors de question  !


Mon avis


Dès les premières pages, je suis rentrée dans l'univers créé par ce roman. Il alterne les voix des deux personnages principaux : Dimple et Rishi. Elle, c'est une jeune indienne, passionnée de codage, que ses parents souhaiteraient marier avec un homme qui partage les mêmes traditions... alors qu'elle rêve juste de faire ses études. Lui est plus soumis aux traditions, en tant que fils aîné, prêt à épouser une jeune femme qu'il ne connaît pas parce que ses parents le lui conseillent.
Bref, ils ont tout pour se détester, et pourtant... Rishi est absolument adorable. Patient, ouvert, attentif, curieux... et beaucoup moins coincé dans son univers qu'il le semble au premier abord. Il est impossible de ne pas craquer pour lui, de ne pas vouloir que son histoire d'amour idéale fonctionne.
Quant à Dimple, elle est tellement persuadée qu'elle doit faire passer ses études en priorité, tellement apeurée à l'idée de tomber dans un traquenard, qu'elle risque de passer surtout à côté d'une belle histoire.
Bref, il y a beaucoup de tendresse dans ce roman. De légèreté aussi. Les aspects "traditionnels" de la culture des héros sont à peine évoqués, ce que j'ai trouvé un peu dommage. J'ai manqué de dépaysement. Ce qui ne m'a pas empêché de profiter du voyage.
Vous trouverez dans ce livre des abrutis que vous adorerez détester, un garçon craquant (trop gentil pour être vrai), de la tension amoureuse, un concours à réussir, des adolescents qui cherchent leur place et font parfois des erreurs... Le tout présenté avec une réelle fluidité : je ne me suis pas ennuyée un seul moment en le lisant.
L'alternance entre les deux voix est un exercice difficile, qui est ici très bien mené. On a presque l'impression d'un dialogue, et j'ai rarement vu ce procédé aussi réussi.

Bref, j'ai découvert l'univers de Sandhya Menon et je vais, je pense, continuer à m'y intéresser. Surtout que son prochain roman est annoncé pour cet été (en anglais...)... et qu'il est possible de le précommander (jusqu'au 21 mai) pour recevoir des goodies exclusifs (mode collectionneur on)

vendredi 11 mai 2018

Celle qui a dit Fuck de Anne-Sophie et Fanny Lesage

Vous avez envie de vous détendre ? Lisez Celle qui a dit Fuck de Anne-Sophie et Fanny Lesage



4ème de couverture :

Le journal d'une jeune imparfaite qui décide d'en finir avec les prises de tête : à travers ses chroniques pleines de piquant, de nombreuses pistes, des rituels express et des outils pour assumer une féminité décomplexée. Oser dire " Fuck ", ça se travaille... Beyoncé ne s'est pas faite en un jour !
Moi, c'est Alice, jeune femme attachiante (si j'en crois mon entourage) qui a des rêves plein la tête. Pourtant, j'ai l'impression de subir ma vie plutôt que de la vivre vraiment ! J'ai une fâcheuse tendance à me mettre la pression, à être trop exigeante avec moi-même, à culpabiliser pour tout et surtout pour rien (#chargementale), et à courir après cette fucking perfection !
Mon quotidien n'est plus que to-do lists et longues heures de réflexion sous la douche : Comment être à la fois la Caroline Ingalls de mon foyer et l'Oprah Winfrey de mon job ? Comment assurer le bien-être de ma future progéniture alors que j'ai laissé mon chat s'enfuir au bout de trois jours ? Comment garder le piquant de mon couple tout en m'enfilant le soir cinq épisodes de Game of Thrones... dans mon pyjama de la honte ?
I have a dream : clore le bec à mes ruminations incessantes !
Moi, Alice, j'ai (enfin) décidé de me foutre la paix, de vivre ma vie et de partir en quête du graal : le lâcher-prise.
Je veux être celle qui a dit fuck ! #imparfaiteetfieredeletre
Je veux oser jusqu'au bout de mes socquettes ! #freeandwild
Il est temps... voilà pourquoi je commence mon journal ! 


Mon avis :


Ce livre est agréable à parcourir, ne serait-ce que pour sa mise en page dynamique. Des petits dessins dans la marge, des mots soulignés et entourés à la main... Il donne vraiment l'impression de lire un carnet personnel, agrémenté des notes de sa lectrice.
On y suit un an de la vie d'Alice, qui est bien décidée à se prendre en main et à arrêter de se prendre la tête. Franchement, qui d'entre nous ne jongle pas entre "et si..." et "surtout ne pas oublier de..." Bref, on se pollue l'esprit et ce n'est pas génial.
Alice a décidé de sortir de ce cercle vicieux. Et comme elle est très consciencieuse (et un peu obsessionnelle sur les bords peut-être), elle se met à éplucher plein de pistes sur le développement personnel.
Par conséquent, ce livre ressemble un peu à un condensé de plein de théories. J'en connaissais certaines, j'en ai découvert d'autres (il y a même une liste de vidéos youTube à regarder à la fin du livre) et, surtout, je me suis amusée. Car le ton n'est pas donneur de leçon, mais surtout décomplexé, léger, boute-en-train. Oui, Alice est capable de danser sur Résiste de France Gall, se blottit en pyjama pour regarder Grey's Anatomy et a des copines qui n'ont peut-être pas une vie si parfaite qu'elles le laissent croire sur leurs comptes Instagram. Bref, il y a plein de morceaux qui pourraient être ceux de notre vraie vie. Alice est un peu comme cette bonne copine, parfois casse-pieds, mais souvent souriante, que l'on a toutes croisée à un moment ou à un autre.
Alors oui, l'héroïne est une fille et même si elle parle de son amoureux, il n'y a pas beaucoup d'hommes dans son entourage. Pourtant j'hésite à passer le livre à mon mari pour lui dire "détends-toi". Dans tous les cas, cet ouvrage est décomplexant, il donne envie de prendre du temps pour soi et de soulager un peu la pression qu'on se met sur les épaules.
(et il se lit très très vite !)

Vous pourrez parcourir les premières pages sur Calaméo

Et d'ailleurs, j'ai décidé de m'inscrire à la newsletter de Anne-Sophie Lesage, que vous trouverez sur le site Holi-Me (pour les héroïnes imparfaites... tout un programme)
Et vous pourrez aussi les retrouver sur Instagram ou y suivre la super nana qui a fait les dessins du livre, Léna Piroux.

mercredi 9 mai 2018

Carbon Diaries

Je viens de terminer Carbone Diaries 2015 de Saci Lloyd



4ème de couverture :

Laura Brown était une adolescente insouciante, jusqu'à la Grande Tempête qui a dévasté l'Angleterre. Depuis, elle a dû renoncer à tout ce qu'elle aimait : jouer dans son groupe punk, prendre un bon bain chaud, discuter toute la nuit sur son téléphone portable... 
Et tout cela à cause des restrictions d'énergie imposées par le gouvernement ! Désormais chacun doit gérer un nombre de points " Carbone ", ce qui rend la vie infernale. Mais Laura trouve la parade : confier à son journal ses aventures tragi-comiques dans un monde qui pourrait bien, un jour, devenir le nôtre... 



Mon avis :


La quatrième de couverture le dit et c'est assez vrai : ce qu'il se passe dans ce livre pourrait très bien nous arriver. Un dérèglement climatique qui pose de plus en plus de soucis ? Ce n'est pas comme s'il avait fait plus de 30°C au mois d'avril, après tout.
Pour tenter de compenser avant qu'il ne soit VRAIMENT trop tard, la Grande-Bretagne décide alors de mettre en place des mesures drastiques. On va économiser l'énergie pour produire moins de CO2 les gars. Plus de voitures, un décompte limité pour les chauffages électriques, les voyages en avion sont proscrits, de même que l'importation de produits de luxe. Puis bientôt c'est l'eau qui vient à être rationnée.
Le livre est assez réaliste, parce qu'il exprime bien aussi comment les personnes pourraient réagir dans ce genre de circonstances : marché noir, trafic, violence, espionnage des voisins pour les dénoncer... Un petit monde tellement sympa (qui est hélas celui dans lequel nous vivons). Un des personnages, qui a vécu la Seconde Guerre mondiale fait d'ailleurs assez régulièrement le rapprochement avec cette époque.
Je crois qu'il est impossible de lire cet ouvrage et de ne pas vouloir limiter encore plus sa consommation d'énergie, ses déchets, etc. Je suis déjà dans cet état d'esprit et, pourtant, au fur et à mesure que je tournais les pages, j'avais l'impression de ne pas en faire assez. Sérieusement, quel monde sommes-nous en train de construire pour nos enfants et les générations suivantes ?

Bref, je ne veux pas vous faire un traité d'écologie ici, mais parler d'un roman sous forme de journal intime, qui se lit très vite, avec des personnages accrocheurs (les parents ont des comportements un peu exagérés, mais passons), et même un soupçon de romance.
Pour information, ce roman (qui n'est plus disponible qu'en occasion en France apparemment) a reçu de nombreux prix... et Johnny Depp voulait même l'adapter en film !

J'ai vu qu'il y avait une suite, je ne sais pas si je la lirai, j'ai peur que ça me fasse encore plus flipper mais il est clair qu'on a envie de savoir comment les gens peuvent se débrouiller dans un monde qui est presque post-apocalyptique.

Saci Lloyd est assez impliquée dans le monde actuel, et dans la manière dont on agit pour ou contre notre planète. Elle a même donné une conférence Tedx

lundi 7 mai 2018

Wonder de RJ Palacio

J'en avais beaucoup entendu parler, mais c'est maintenant chose faite : j'ai lu Wonder de RJ Palacio (traduit par Juliette Lê)



4ème de couverture :


Ne jugez pas un livre sur sa couverture.
Ne jugez pas un garçon sur son apparence.

" Je m'appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire. "
Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n'est jamais allé à l'école. Aujourd'hui, pour la première fois, ses parents l'envoient au collège... Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux ?


Mon avis :


Wonder est un roman qui se lit vite. Très vite. Les chapitres sont courts, le vocabulaire est simple. Le héros est censé avoir une dizaine d'années, et le ton général du roman le rend accessible dès cet âge-là. D'ailleurs, il devrait presque être proposé parmi les lectures obligatoires, pour obliger les jeunes à réfléchir à la manière dont ils jugent les autres.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : comment réagit-on face à la différence ? Ici, elle est physique, et très marquante. Mais comment est-ce que l'on agirait face à un enfant aussi laid que August est décrit. Et, plus important encore, comment aiderait-on nos enfants à y réagir...
De nombreuses situations de la vie de tous les jours sont exposées : la babysitter qui se lève brusquement, pas parce qu'elle est choquée par l'apparence du gamin mais parce qu'elle a peur que les enfants qu'elle garde ne réagissent mal. Les enfants qui disent des horreurs sur lui juste pour être dans le coup. Les adultes qui se montrent trop souriants et chaleureux pour être honnête, ceux qui n'osent pas évoquer le sujet...
Ce livre est une petite bouffée d'espoir sur l'humanité. Et rien que pour ça, cela fait du bien.

J'en avais entendu parler suite à la sortie du film et, je vais être honnête, je n'ai pas pu aller le voir.


J'ai un gros malaise avec les corps et les visages déformés à l'écran, il y a des tas de films ou de publicité que je ne peux pas regarder à cause de ça (Picasso m'aurait détestée). Du coup, je ne sais absolument pas comment je réagirais dans la vraie vie. Et, parfois, c'est ça qui m'inquiète...

Cela dit, si vous voulez poursuivre le voyage en compagnie d'August, vous pourrez également lire Auggie et moi, de la même autrice.


Et il existe également d'autres titres, qui ne sont pas encore traduits en français, et une application (pour iPhone uniquement) pour se rappeler à quel point le monde peut être beau si on y met tous un peu du sien.