vendredi 27 juillet 2018

Mon plan D

Je viens de terminer Mon plan D de Andrea Smith  et je me suis régalée !



4ème de couverture :


Kenzie est une jeune fille ordinaire, plutôt timide et discrète, avec une manie dont elle ne peut pas se passer  : faire des listes. Pour tout. La dernière en date  ? Celle des garçons qui lui plaisent  ! Entre son plan A, le plus beau du lycée, et son plan D, son voisin insupportable mais mignon, il y a Mason, son meilleur ami, dont elle est amoureuse depuis des années.
Mais la liste est rendue publique, après être tombée entre de mauvaises mains. Kenzie, humiliée, ne pense qu’à raser les murs. Et, tandis que Mason lui demande des comptes sur leur amitié, c’est le plan D de Kenzie qui la surprend le plus  : il lui avoue être déterminé à devenir… son véritable plan A  !


Mon avis :


Pourquoi est qu'à l'adolescence, personne ne m'a jamais prévenu qu'il suffisait d'annoncer à des garçons qu'ils nous plaisaient pour attirer leur attention ?
Bon, en réalité, j'ai découvert cette réalité toute seule, sur le tard. Et ce qui arrive à l'héroïne de cette histoire m'aurait sans doute poussé à me cacher sous ma couette pour une dizaine d'années. Au bas mot. Du moins au départ.
Parce qu'une fois qu'elle accepte que, oui, sa liste secrète des garçons qui font battre son cœur est connue de tout le lycée, les conséquences sont, ma foi, intéressantes ! Ce n'est pas donné à tout le monde de passer de parfaite inconnue à fille aux pieds desquels lesdits garçons se précipitent.
Je ne commettrai pas l'erreur de vous annoncer quelle histoire d'amour va se jouer ou pas dans le livre, parce que c'en est justement tout l'intérêt. Et même moi qui affirmais haut et fort que je ne voulais plus jamais lire de triangle (ou toute autre forme géométrique) amoureux, j'ai complètement craqué pour ce livre.
Parce qu'il y a une jolie part de fraîcheur dans les personnages, pas mal de tendresse, de grands battements de coeur, de maladresses (bon, à un moment donné, avec sa manie de se casser la figure en permanence et de mordre ses lèvres, je me suis demandée si ce n'était pas encore un livre basé sur une Fanfiction dérivée de Twilight. Heureusement, ce n'est là qu'un des aspects du livre).
Et que, oui, un peu de douceur, d'amour, d'émois adolescents, avec toutes les interrogations que cela suscite, ça fait du bien de temps en temps. Je me suis demandée s'il y aurait un couple à la fin tt, si oui, lequel. Certes l'intrigue n'a rien de révolutionnaire mais elle parvient à maintenir le suspense, et ce n'est pas si facile dans ce domaine.
En plus, j'ai adoré le personnage de la petite sœur (elle mériterait un livre rien que pour elle, je crois !).
Bref, j'ai passé un très bon moment avec ce titre,  et je ne peux que vous le recommander.

D'ailleurs, ce que ni le nom de l'autrice ni l'univers du roman ne laissent deviner, c'est qu'il s'agit d'un roman qui a été écrit en espagnol. Peut-être que son aspect "rayon de soleil" vient de là !

vendredi 20 juillet 2018

La vie de A à Z

Je viens de terminer La vie de A à Z de Debbie Johnson



4ème de couverture


« Croyez-moi, si je pouvais vivre éternellement et être toujours à vos côtés, je le ferais. Au lieu de ça, je vous fais un cadeau. Il y a des choses là-dedans qui vous surprendront. Vous choqueront, même. Des secrets à révéler, des histoires à raconter. Ne vous attendez pas à ce que ce soit facile – ce qui vaut le coup ne l’est jamais, si ? »

Poppy et Rose étaient auparavant aussi proches que peuvent l’être deux sœurs, mais cela fait plus de dix ans qu’elles ne se parlent plus. Jusqu’au jour où elles apprennent que leur mère est morte – sans avoir jamais eu la chance de voir ses filles réunies.
Mais Andrea n’était pas le genre de femme à laisser la mort se mettre en travers de ses plans. Connaissant ses filles mieux qu’elles ne se connaissent elles-mêmes, elle leur a légué un dernier cadeau d’un genre unique dans l’espoir de les réconcilier : La Vie de A à Z.


Mon avis


Je suis rentrée dans ce livre en n'ayant pas relu la quatrième de couverture. Ce qui fait que je l'ai découvert un peu à la manière des deux protagonistes principales. Leur mère vient de mourir et cherche, par delà sa mort, à réconcilier ses filles entre elles.
Le roman alterne entre les souvenirs de l'époque où elles étaient super complices, les messages post-mortem de leur mère, et les scènes dans leur présent.
J'ai eu du mal à vraiment m'attacher aux personnages. Pourtant, tout est fait pour nous faire partager leur quotidien, leur douleur, leurs sentiments. Et j'ai même eu un peu les larmes aux yeux sur certains passages des lettres de leur mère. Mais je n'ai pas senti de liens se créer entre elles et moi.
Par contre, je me suis laissée porter par l'ouvrage, pour découvrir pourquoi elles s'étaient ainsi disputées au point de ne plus pouvoir supporter d'être dans la même pièce. Et quelles allaient être les prochaines étapes de l'abécédaire de réconciliation prévus par leur mère. Il y avait suffisamment de mystère pour me donner envie de continuer, sans non plus me faire me précipiter vers le roman dès que j'avais un moment de libre...
L'écriture est fluide, facile à lire, sans rien de spécial au niveau du style. Pas de grandes envolées métaphoriques (qui auraient sans doute été de trop vu le contexte).
Les personnages passent beaucoup, beaucoup de temps à boire. Le placard à alcool de leur mère semble sans fin ! Ca fait peut-être partie des passages qui m'ont dérangée, ou lassée à force. Et un peu plus d'humour n'aurait pas été de refus non plus dans ce type d'ouvrage.
Bref, je ressors assez mitigée de ma lecture, avec juste une idée qui reste en tête : il faut profiter de ses parents tant qu'ils sont là. Après, c'est trop tard.
(par contre, j'aime beaucoup la couverture)

En regardant le site de l'autrice, j'ai vu qu'elle avait écrit un certain nombre de feelgood, qui, rien qu'à leurs couvertures, donnent presque envie de les lire. Peut-être à suivre...

jeudi 19 juillet 2018

Mission Hygge

J'ai terminé Mission Hygge de Caroline Franc



4ème de couverture


Quand Alexandre, le rédacteur en chef de Chloé, journaliste intrépide et habituée des territoires en guerre, lui annonce qu'elle part séance tenante à Gilleleje, petit village côtier du Danemark, la jeune femme s'étrangle d'indignation. S'exiler dans un village paumé au nom imprononçable pour étudier le hygge danois et le bonheur au coin du feu ? Alors que rien ne lui file plus le bourdon 
que les gens heureux ? Ce qu'elle ignore, c'est que cette mission qu'elle prend comme une punition va changer sa vie pour toujours... 


Mon avis


Partir au Danemark juste après un voyage en Amérique du Sud, c'est pas mal, non ? Ce doit être l'effet vacances, j'ai envie de dépaysement. Et aussi de profiter de bons moments, même par procuration.
Comme beaucoup de monde, la douceur de vivre au Danemark m'intrigue. J'étais donc très curieuse de la découvrir "de l'intérieur" avec ce livre.
La première partie nous présente le personnage principal, une journaliste reporter de guerre qui n'aime rien tant que se mettre en danger et de râler sur les gens. J'ai trouvé cette partie un peu trop longue à mon goût, parce que j'avais juste une hâte : qu'elle soit expédiée au Danemark en mission d'observation.
Par contre, dès qu'elle est sortie de l'avion, je suis tombée amoureuse avec elle de l'ambiance des lieux. Ces hôtels confortables, ces gens accueillants, ces lumières partout, cette manière de recréer de la chaleur. En quelques pages, le Danemark vient de s'inscrire dans le top 3 des pays dans lesquels je veux vivre un jour, même juste pour un séjour prolongé.
D'abord réfractaire, le personnage se laisse elle-aussi séduire par ce pays et ses habitants. Elle apprend à voir au-delà de ses a priori.
J'ai apprécié que le livre ne verse pas trop dans la facilité : non, il ne suffit pas d'un peu de douceur pour faire fondre d'un coup une carapace. Non, quand on ment à tout le monde, ça ne se passe pas toujours très bien.
Mais, malgré les accrocs, le livre reste positif et fait du bien. Il est court, se lit vite et n'a pas non plus un style ni une intrigue qui révolutionneront le monde de la littérature. Mais il est juste agréable. Et ça, c'est déjà plus que suffisant, non ?

et voilà la page du blog de l'autrice, où elle parle de la manière dont elle a commencé à travailler sur ce roman.
et puis juste pour le plaisir, la page de l'office du tourisme du Danemark sur le Hygge
(je me demande si je ne vais pas réserver des vacances cet hiver, moi !)

mardi 17 juillet 2018

Le voyage de Wendy ou l'effet sac à dos

J'ai pu lire Le voyage de Wendy ou l'effet sac à dos de Anne Thoumieux



4ème de couverture

Wendy est une jeune fille sans histoire qui se laisse porter par la vie jusqu'au jour où le destin décide brutalement de la confronter à l'impensable. En l'espace de quelques mois, Wendy doit dire adieu à sa mère et à son père . À seulement 26 ans, elle se retrouve seule au monde, ou presque. Comment garder espoir quand on est seul, perdu dans un monde qui nous paraît désormais hostile ? Une rencontre surprenante dans un bar va pourtant bouleverser son existence et la mener jusqu'en Argentine.

Mon avis :


L'héroïne de ce roman est en piteux état au début de celui-ci. Elle a vraiment besoin de changer d'air et elle part sur un coup de tête en Amérique du Sud.
Ce roman m'a tentée parce que j'ai toujours rêve de partir comme ça, du jour au lendemain, un peu à l'aventure, en se laissant porter par le vent. Et c'est exactement ce que va vivre l'héroïne. Elle décide de faire ce qui lui fait du bien, de ne plus se lier à des compagnons de voyage s'ils lui pourrissent sa découverte des lieux, d'accepter les rencontres fortuites et les hasards. Et c'est presque un cheminement de vie qui en découle.
Parfois, il faut accepter de se déraciner pour mieux se retrouver soi-même. Et ce livre donne envie de partir, sac au dos, un guide des auberges de jeunesse dans la poche (à 40 ans passé, il n'est pas trop tard pour les auberges de jeunesse, non ?).
Les décors se succèdent, les rencontres aussi. C'est un livre qui se lit très rapidement (il ne fait que 200 pages), qui ne se prend pas la tête et qui est dépaysant. Un petit bonbon pour passer le temps !
Voilà en tout cas un livre qui donne envie de prendre des VRAIES vacances, sans planning, sans souci... On part quand ?

vendredi 6 juillet 2018

Promets-moi d'être heureux

Grâce à NetGalley, j'ai lu lire Promets-moi d'être heureux de Célestin Robaglia



4ème de couverture

Maintenant, promets-moi d'être heureux, lui souffle Clara dans son rêve...
Désabusé par la vie, Gabriel a renoncé à ses rêves de changer le monde. À 27 ans, il est enlisé dans sa routine parisienne et partage son quotidien avec son cousin Noé, un rêveur asocial. La vie de Gabriel bascule lorsqu'il se retrouve sans préavis tuteur d'Aziliz, sa nièce de dix ans. Avec une sagesse déconcertante, Aziliz remet en cause le simulacre de vie qu'il mène avec Noé et le pousse à écouter ses désirs enfouis. Gabriel se rappelle alors la promesse qu'il a faite à sa sœur, Clara, lors d'un rêve étrange. Poussé par cet engagement, il décide de tout plaquer. Sans projet ni point de chute, il part avec Aziliz et Noé direction la Bretagne, avec un seul rêve : trouver un lieu où ils pourront vivre en symbiose avec la nature. Pour Gabriel, c'est le début d'un cheminement personnel. Au contact de l'essence vibratoire de la forêt, il se reconnecte à sa propre nature et apprend à cultiver les bonheurs simples de la vie.

Cette histoire poignante, au cœur de la forêt bretonne, promet de vous relier à la nature. Toute la magie de la sobriété heureuse pour vivre en harmonie avec soi... 


Mon avis


Même si j'aime généralement bien les histoires qui nous rappellent de vivre, tout simplement, sans devenir esclaves de nos obligations, je trouve qu'il est très difficile d'éviter les clichés concernant ce thème dans un roman.
Ce titre ne fourmille pas de clichés, mais il va un peu trop loin, selon moi, dans la quête d'une vie idéale.
Nous avons là un personnage coincé dans un boulot qui ne lui apporte rien, qui évite au maximum les gens, qui n'est visiblement pas heureux. Et puis sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant sa nièce sur les bras. L'accident aurait pu le faire réfléchir sur le sens de la vie, des priorités, mais non... C'est l'esprit de sa sœur, qui le visite en rêve, et le positivisme inconscient de sa nièce qui vont le guider pour tout lâcher et trouver sa voie.
Alors, même si j'aime bien l'idée de ne pas s'enfermer dans le quotidien, et même celle de savoir prendre des risques, je n'ai pas réussi à accrocher à l'environnement un peu mystique de ce roman.
Et pourtant il se passe en Bretagne, que j'adore. Mais entre le héros qui décide de ne plus porter de chaussures, même si ses orteils sont gelés, les interventions types deus ex machina qui le tirent systématiquement d'embarras et les allusions plus qu'appuyées à une grande déesse, sans compter les esprits des disparus, c'était un peu beaucoup pour moi.
Pourtant, le héros rencontre des écueils. Mais, très rapidement, on comprend qu'il va quand même s'en sortir. C'est le message de l'histoire, non ? Bizarrement, même si je rêve parfois de tout lâcher de et partir à l'aventure, même si je suis entièrement d'accord avec l'idée qu'en émettant des ondes positives, il nous arrivera des choses positives... Ce personnage et ses aventures m'ont énervée. Au point que j'ai terminé le livre en lisant juste les actions, et en survolant toutes les réflexions métaphysiques (qui sont certainement très intéressantes, mais je n'étais pas dans l'état d'esprit pour les lire).
Je suis sûre qu'il y a plein de choses à analyser dans mon blocage face à cette histoire. Elle est mignonne, douce, plutôt positive... Mais elle ne devait pas être pour moi.

J'ai été un peu surprise que la couverture se concentre sur une fille alors que le héros est un homme. Et je me suis interrogée sur l'auteur : son héros s'appelle Gabriel, lui se nomme Célestin. Ca fait un peu beaucoup d'anges sur un seul roman. Et j'avoue que son site me laisse songeuse. Il vit réellement ce qu'il écrit et ça, ça me fait bien plus rêver que son roman !

mercredi 4 juillet 2018

Leah à contretemps

Je vous avis prévenu hier, et je l'ai lu très vite : voici ma chronique de Leah à contretemps de Becky Albertalli.



4ème de couverture


Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé  : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille.
 
Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.
 
Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit  ? Paraît que j’adore me compliquer la vie… 


Mon avis


Au début, j'ai eu un peu de mal à laisser Simon et à passer à Leah. Mais Simon est toujours présent (toujours aussi choupinou) et Leah a un caractère vraiment intéressant, qui n'était pas assez dévoilé dans le premier livre.
Nous faisons donc mieux connaissance avec cette ado en passe d'entrer à l'université. Elle a moins d'argent que ses amis, elle manque de confiance en elle, elle est très attachée à ses proches, souvent en colère... Et personne, sauf sa mère, ne sait qu'elle est aussi bisexuelle.
C'est d'autant plus difficile à avouer pour elle qu'elle est amoureuse de Abby (oui, la petite amie de Nick, son meilleur ami. Oups).
Et cette gentille Abby a des attitudes pour le moins équivoques envers Leah, ce qui la torture littéralement...
J'ai bien aimé que, pour une fois, la bisexualité soit évoquée. Et aussi que l'on montre que ce n'est pas si facile que ça de s'accepter soi-même. Leah a assez peu de tolérance sur les tendances sexuelles mitigées.
- Je ne sais pas, disons que je suis vaguement bisexuelle.
- Soit t'es bi, soit tu l'es pas. C'est comme si tu disais être un peu enceinte.
 Mais ça ne veut pas dire que c'est aussi clair pour tout le monde.
J'ai aussi tout autant apprécié que, comme dans le premier tome, le tout se passe dans une ambiance finalement très ouverte par rapport à tout ça. Ca n'empêche pas les doutes, la peur, la torture interne... mais au moins les proches ne rejettent pas leurs enfants ou leurs amis. C'est bien de montrer comment les choses devraient se passer, de temps en temps, sans fausse niaiserie pour autant.
Et, finalement, je me suis attachée à Leah. Pas autant qu'à Simon, qui garde ma préférence. Mais elle est quand même plutôt sympa.
Ah oui, Leah ne cesse de dire qu'elle est grosse, elle a du mal à trouver des robes à sa taille... mais aucun de ses amis ne la considère comme telle (et le choix de l'actrice qui a été fait pour le film laisse d'ailleurs cet aspect totalement en retrait). C'est un point qui existe, qui est présenté, mais qui n'est pas non plus la pierre d'achoppement du roman. C'est l'amour qui est au coeur de l'histoire (et c'est beau).

mardi 3 juillet 2018

Love, Simon

Depuis le temps que je voyais passer la bande-annonce du film, j'ai enfin pu lire Love, Simon de Becky Albertalli



4ème de couverture


Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement : 1/ Ils fréquentent le même lycée. 2/ Blue est irrésistible. 3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.) Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr... 

Mon avis


J'avais très envie de lire ce roman. Ce qui peut parfois provoquer des déconvenues. C'est rarement aussi bien qu'on l'avait imaginé !
Et le début du livre m'a fait un peu craindre ce sentiment. J'avais l'impression d'une banale histoire de lycéens, sans rien de spécial, et un peu plate. Ce premier aperçu n'a pas duré.
Tout simplement parce qu'il est impossible de résister à Simon. Il est trop mignon, c'est le champion de la mignonnitude. On a presque envie de le câliner et de prendre soin de lui.
D'ailleurs, il le dit lui-même
Ce qui est bizarre, parce que dans la vie, je n’ai rien d’un jeune premier. Je serais plutôt le meilleur ami.
Et c'est vrai qu'un ami comme ça, on en veut bien un.
Même sa famille est adorable. Un peu étrange, mais aimante. Et ça fait du bien aussi de ne pas voir dans un roman ado une famille dysfonctionnelle.
Toute l'histoire tourne autour du (gros) coup de coeur que Simon éprouve pour Blue, son correspondant anonyme (est-ce qu'on parle encore de correspondant pour des échanges de mails ? Je ne sais pas). Et le tout est plein de tendresse, de douceur. J'ai hésité avec lui, examiné son entourage en me demandant qui c'était. Craqué avec lui.
J'ai passé un bon moment en sa compagnie. Un moment de légèreté, avec de l'amour, des amis, sans drames absolus (et bon sang, ça fait du bien de temps en temps).
C'est un livre qu'on a envie de passer aux gens, peu importe ceux qu'ils aiment, pour leur dire "hé, tout va bien".
Et parce que c'est la bande-annonce du film qui m'a d'abord fait craquer, je vous la mets aussi ici (vous croyiez vraiment que vous alliez y échapper ?)

Bon, je n'imaginais pas tout à fait les personnages comme ça dans ma petite tête, mais la scène du coming out hétérosexuel a toujours autant d'effet sur moi !

et j'ai commencé à lire la suite, Léah à contretemps, vous n'allez pas tarder à en entendre parler !