samedi 3 novembre 2012

La saveur de l'amitié

Je suis une faible femme... Après avoir échappé pendant des années aux vendeurs de France Loisirs, j'ai fini par tomber dans leurs pattes et par m'engager avec eux : je suis maintenant obligée d'acheter des livres chaque trimestre (ce qui, vous vous en doutez, est une torture pour moi).
Mon premier achat s'est porté sur ce titre : La Saveur de l'amitié de Darien Gee
Couverture La saveur de l'amitié

4ème de couverture : Un mystérieux colis laissé sur le pas d'une porte, et la vie de Julia puis de toute une ville va être bouleversée ... pour le meilleur. Un roman nourri d'espoir sur l'amitié, l'amour et la solidarité. Quand Julia trouve devant chez elle la recette du pain de l'amitié et un sachet de levain, elle n'a qu'une envie, s'en débarrasser. Brisée par un terrible drame, elle n'a plus goût à rien. Mais c'est sans compter sur sa petite fille de cinq ans ... Et lorsque Julia rencontre Madeline et Hannah, deux femmes à un tournant de leur vie, elle leur offre tout naturellement son pain. Ce n'est qu'un début : bientôt, gâteaux et recettes s'échangent frénétiquement à Avalon. Jusqu'où cette incroyable fièvre pâtissière mènera-t-elle cette ville, autrefois sans histoires ? Quelles conséquences sur la vie de Julia et de ses deux amies ?

Vous vous doutez bien qu'un roman qui parle de cuisine ne pouvait que m'intéresser (et oui, je vous le dis tout de suite, les recettes citées dans l'ouvrage sont toutes reprises à la fin de celui-ci).
L'histoire en elle-même est gentillette et clairement destinée aux femmes : les personnages sont féminins, on parle nouvelle vie, séparation... et certains thèmes plus douloureux sont également abordés (comme la manière de faire le deuil de son enfant). Il y a une solution à tous les maux : la cuisine... surtout si elle est faite de partage, comme c'est le cas pour le pain de l'amitié.

Revenons d'abord sur ce pain de l'amitié, qualifié d'amish dans le roman, prénommé Hermann ou Joe dans nos contrées. Il s'agit d'un levain que l'on partage en plusieurs portions à la fin de sa période de fermentation, et dont on garde une certaine quantité pour qu'il poursuive sa vie. J'ai testé la recette du livre et je me fais des gâteaux très régulièrement tous les 10 jours depuis. Ce n'est pas une grande expérience culinaire, mais c'est toutefois agréable. Par contre, je n'ose pas les redistribuer autour de moi, ce qui serait pourtant une manière surprenante de lier de nouvelles connaissances dans ma nouvelle ville (et une manière très rapide d'être cataloguée aussi, peut-être ?)

Ici, le pain de l'amitié sert de prétexte à la rencontre de plusieurs femmes totalement différentes : une ne sort plus de chez elle depuis la mort de son fils, l'autre vient d'arriver dans la ville et est une violoniste renommée, la troisième est une femme âgée qui décide d'ouvrir un salon de thé... autant de portraits rapides de femmes intéressantes, que l'on voit peu à peu évoluer. Les personnages qui gravitent autour d'elles sont tout aussi agréables.
Certes, ce pain adoucit leurs vies un peu trop facilement, on se croirait dans un conte pour adultes, mais ce roman se lit très facilement. C'est un peu comme de la chick-lit, mais sans histoire d'amour, ni personnage qui dépense des millions dans des fringues de marque... De la chick-lit culinaire, en quelque sorte (et ce style de livre se dévore sans faim).


en plus :
- le site en anglais du livre, avec une communauté qui teste plein de nouvelles recettes

2 commentaires:

  1. J'ai lu un roman de ce type en VO mais je n'avais pas été emballée.

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