mercredi 13 mai 2020

2105 Mémoire interdite

J'ai lu 2105 Mémoire interdite de Anouk Filippini


4ème de couverture

« Et si, une fois par an, deux jeunes gens passaient du statut de pauvres humains à celui de Dieux immortels ? Et si, une fois par an, deux Vulnérables, destinés à une vie monotone et brève, rejoignaient le clan de ceux qui possèdent le plus grand des privilèges : le temps ? » En 2105, il n'existe plus que deux classes sociales : les Lastings - des privilégiés qui à l'adolescence reçoivent un sérum leur permettant de vivre 400 ans - et les Vulnérables, les citoyens ordinaires. Une fois par an, un grand concours est organisé pour permettre à de jeunes Vulnérables de recevoir le précieux sérum. Les épreuves portent sur leurs capacités cérébrales. Contre l'avis de sa mère, la jeune Sophia décide de participer, mais elle est bientôt assaillie par des visions troublantes qui semblent surgir d'une époque taboue pour le gouvernement mondial : les années 2000. Pour survivre, Sophia va devoir choisir entre l'oubli et la mémoire. Une dystopie sur le thème de la mémoire et de la manipulation. Une héroïne touchante qui entre en rébellion contre un système oppressant.

Mon avis


 Je suis une grande fan de dystopie. Je ne pouvais donc manquer d'avoir envie de découvrir celle-ci. Le postulat de base était intéressant : entre ces gens qui vivent 400 ans et les autres, moins bien lotis, qui ont une durée de vie normale et qui doivent les servir, vivre dans de moins bonnes conditions...
Plus pour faire plaisir à son amie (qui sera bientôt traitée pour vivre 400 ans) que par désir réel, Sophia s'inscrit au jeu qui permet de bénéficier du traitement prolongateur de vie, offert une fois par an à un jeune normal. 
Et c'est là que tout part en vrille... Sophia développe une maladie étrange et son amie l'entraîne dans la clandestinité pour la soigner.
Sophia est d'abord un personnage très passif. Elle est quand même prête à accepter de vivre 400 ans juste pour ne pas contrarier son amie, alors qu'elle sait qu'elle devra dire adieu à sa mère, qu'elle adore, si elle gagne le jeu. Elle la suit ensuite, presque sans poser de questions, quand son amie lui fait rejoindre un camp de rebelles. Enfin, des rebelles bien passifs, qui ont juste décidé de ne pas accepter le traitement, mais qui ne veule surtout pas faire plus de vague. 
L'importance du jeu, qui ouvre le livre, semble alors toute relative... alors même qu'il est au centre de l'intrigue. Et c'est cette dichotomie entre une pression réelle et une lubie, entre une révolution nécessaire mais que personne ne veut faire, qui m'a surtout gêné dans l'ouvrage. 
Ça, plus une fin qui retombe étrangement à plat. 
C'est dommage, parce que le titre était prometteur, mais je n'ai jamais vraiment réussi à accrocher, faute de trouver un fil conducteur réel qui susciterait la tension.

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