jeudi 12 juillet 2012

Rebelles

Allez, c'est l'été, on l'a dit, place donc aux livres légers. Et pour commencer Rebelles de Anna Godbersen.
Couverture The Luxe, tome 1 : Rebelles
4ème de couverture : Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899.

Donc, est-ce un livre sur des adolescentes qui font la fête ou un livre historique ? Les deux mon capitaine. Et c'est d'autant plus croustillant. J'ai souvent entendu présenter ce titre comme étant un Gossip Girl à l'ancienne. Je n'ai jamais lu la version moderne, j'ai juste vu quelques épisodes de la première saison (que j'ai vite arrêté de regarder. Elle passait quand ma fille était là et, comment dire, une série où des jeunes très riches consomment de la drogue autant qu'ils le désirent ne me semble pas être un programme éducatif de choix. C'est plus intéressant que Dora, mais bon...).
Ici, les riches sont tout aussi odieuses... mais c'est normal, c'est ce que la société attend d'elles. Du coup, il est beaucoup plus facile de les trouver, malgré tout, sympathiques. Après tout, les jeunes filles de bonne famille de Jane Austen ont elles-aussi d'obscurs préjugés sur la basse classe, non ?

Cela dit, tout les personnages ne sont pas sympathiques. Certains sont même profondément égoïstes mais... Il faut bien des méchants, non ? D'autres ne se révèlent pas aussi légers qu'ils veulent le faire croire, et c'est tout aussi intéressant de les voir évoluer.

L'histoire est d'ailleurs à la fois prévisible et surprenante... Elle commence par la fin. Un procédé dont j'ai justement horreur quand il démarre un épisode de série. Ici, il nous permet de regarder tout ce qui se passe avec une certaine distance. Et même si la conclusion reste assez imprévisible, on prend plaisir à voir les personnages y parvenir.

Bref, un livre intéressant qui, en plus, donne à voir un peu les conditions de vie (et de classe) de la fin du 19e siècle. Certes, c'est juste esquissé, mais l'ensemble reste dépaysant.
Du coup, c'est un livre un peu moins girly qu'il ne pourrait en avoir l'air, mais il est parfait pour moi pour commencer ce challenge (allez, bientôt une vignette pour moi) :




Par ailleurs, je viens de voir qu'il était sorti avec une autre couverture et une autre traduction aussi

Je trouve que cette image correspond un peu mieux au contenu du livre

Et, bien sûr, j'ai bien envie de lire la suite maintenant !

mercredi 11 juillet 2012

Le carnet secret de Lili Lampion

J'ai une très bonne raison de lire des livres pour enfants : j'en ai ! Cela me donne une excuse toute trouvée pour fouiller dans les rayons jeunesse et La Môme Caoutchouc sait que je possède déjà quelques livres "pour quand elle sera plus grande".
Dernièrement, j'ai craqué pour le carnet secret de Lili Lampion, d'Amanda Sthers
Couverture Le carnet secret de Lili Lampion
4ème de couverture : Lili Lampion a 8 ans, des parents divorcés, un petit frère malade, une nounou qui pue, un oncle danseur et une meilleure copine. Elle raconte sa vie dans son journal, rempli d'anecdotes drôles et piquantes. La vie de Lili est chamboulée quand, pour soigner son frère, toute la famille déménage à New York. Dans ce nouvel univers, Lili trouve refuge dans son imaginaire en inventant un couple de mini Chinois à qui elle se confie.

L'album est très joliment dessiné (vous remarquerez que l'héroïne est habillée par Sonia Rykiel) et le personnage principal est absolument craquant. C'est une enfant, pleine de naïveté et d'énergie, qui ne comprend pas trop pourquoi ses parents ne vivent plus ensemble, ni pourquoi ils doivent tout d'un coup partir aux États-Unis afin de soigner la maladie de son frère... Il n'y a pas de drames pour elle dans tout ça, juste des événements qui chamboulent un peu son quotidien mais qu'il faut bien accepter puisque les adultes le décident ainsi.
Elles trouvent juste des petits Chinois minuscules qu'elles emmènent partout avec elle dans son nouvel univers... quitte à ce que les "grands" n'y voient que l'expression de son mal-être...
Ses pensées sont illustrées par des dessins adorables (et c'est là où on salue l'illustrateur Florent Chavouet) et l'ensemble se parcourt avec une véritable bonne humeur (malgré quelques touches d'émotion).
 Il faut absolument garder un esprit d'enfant pour savourer cet album qui sait aborder sans y toucher nombre de sujets graves. J'ai hâte de le parcourir avec ma grande à moi...

mardi 10 juillet 2012

Un blog trop mortel

Allez, une nouvelle petite histoire de zombie, ça change de la distopie, non ? Place à Un blog trop mortel de Madeleine Roux.
Couverture Un blog trop mortel

4ème de couverture : Je m'appelle Allison Hewitt.
Ceci est mon blog et peut-être le tout dernier témoignage. Les Infectés nous ont encerclés, ils sont de plus en plus nombreux. Quelques survivants m'accompagnent. Nous voulons rejoindre Liberty Village, un havre de paix pour les derniers hommes. S'il existe vraiment.Si vous lisez ce blog, où que vous soyez, répondez...
Aidez-nous !


Comme le titre le laisse deviner, le récit nous est donc donné sous forme de blog (avec les commentaires des internautes qui suivent les posts). Un procédé qui gâche parfois le suspense (si le narrateur raconte un moment où il a failli mourir, on sait d'avance qu'il y a survécu... vu qu'il est toujours là pour en faire le récit).
Néanmoins, le livre reste plutôt bien construit. Certes, les classiques du genre restent toujours d'actualité (le camp où se retranchent les survivants, les zones de non-droit où règne la violence...), mais avec suffisamment de recul pour que cela ne ressemble pas trop à des poncifs. Surtout que le personnage principal, contrairement à ce que je craignais, n'est pas juste une adolescente équipée d'un ordinateur portable et qui en profite pour confier ses états d'âme. Non, il s'agit d'une jeune femme plutôt cultivée, qui travaille en librairie et qui a un véritable amour pour les livres. Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui affronteraient des zombies juste pour récupérer quelques livres de plus pour passer le temps ? Rien que pour ça, l'héroïne a déjà toute mon amitié. Ajoutez-y que les titres de chapitres sont autant de clins d'œil à la littérature et qu'elle n'est pas vraiment du style à se marcher sur les pieds (elle serait plutôt du genre à couper les pieds - à la hache- de ceux qui lui cherchent des noises !), et vous tenez là un caractère frondeur et intéressant. Malgré tout cela, elle reste une fille et, oui, il se pourrait bien qu'il y ait de la romance dans l'air (cela n'est pas la partie la plus intéressante de l'histoire, cela dit, sauf quand l'auteur casse un peu les codes habituels du romantisme...)
Et j'ai aussi beaucoup aimé l'épilogue (je ne vous en dirai pas plus, il faut garder un peu de surprise quand même).
Bref, si ce n'est pas le meilleur livre de zombies que j'ai lu, il peut néanmoins se glisser facilement dans vos valises cet été. Juste pour le personnage, faites-le.

en plus :- la page officielle de l'auteur
- le blog originel (en anglais) avant qu'il ne devienne un livre
- Pour lire les toutes premières pages

lundi 9 juillet 2012

Reine du camping

Parce que c'est l'été et que même si on ne part pas à la plage (pas de vacances pour moi cette année), on peut avoir envie de lectures légères...
Je me suis inscrite au challenge Girly

http://nsa30.casimages.com/img/2012/07/01//120701040727928393.jpg
Je mettrais presque la bannière de ce challenge en fond d'écran juste pour me faire rêver un peu, pas vous.
Puis attendez, il y a quand même un super prix à gagner : le titre de Reine du Camping ! Comme je ne vois pas d'autres manières de récolter un jour ce genre de titre, je ne pouvais manquer de m'inscrire. (bon, sur ma PAL en ce moment, j'ai surtout plein de livres sérieux... et pas mal de chroniques en retard, mais on va mixer les deux !)

samedi 7 juillet 2012

Lettres à ma fille

Dans un monde idéal, tous les enfants grandissent près de parents aimants. Parfois, pourtant, ce ne sont pas leurs parents biologiques. C’est ce qui est arrivé à la fille de Calamity Jane.
Couverture Lettres à sa fille
4ème de couverture : Le 8 mai 1941, Madame Jean McCormick, invitée de l'émission, " We the people " sur CBS, déclare être la fille de Calamity Jane (de son vrai nom, Martha Canary) et tenir en sa possession les lettres que sa mère lui a écrites durant vingt-cinq ans. Le monde entier découvre alors une Calamity Jane sensible et aimante, une femme rongée par le remords d'avoir abandonné son enfant qu'elle ne pouvait élever. Cette femme d'exception, figure emblématique du Far West, voulait que sa fille connaisse une vie stable et profite d'une éducation solide. Elle la fit adopter à l'âge d'un an par un couple originaire de l'Est, Jim et Helen O'Neil.

Calamity Jane… Ce nom évoque immédiatement le grand ouest américain, des westerns plein de fusillades et de cavalcades sauvages. C’est aussi une femme qui eut un enfant et qui réalisa que le monde dans lequel elle vivait n’était pas l’endroit idéal pour l’élever. Elle confia alors sa fille à un couple de passage et réussit à maintenir le contact à travers les années.
Ces lettres, que le père adoptif de l’enfant conserva des années, sont pleines d’émotion. Elles traduisent les regrets d’une mère qui souhaite ce qu’il y a de mieux pour sa fille et qui tente en même temps de survivre tant bien que mal. On voit Calamity Jane tenter des coups d’éclat au poker, subsister dans une cabane délabrée… On la sent parfois aigrie contre les anciens amis qui l’ont abandonné ou, à d’autres moments, subitement enthousiastes. La plupart du temps, elle semble souvent très seule. Il apparait très vite qu’on n’a pas toutes les lettres dans ce recueil. On ne sait pas s’il s’agit d’une censure volontaire ou si elles ont été égarées avec le temps. C’est donc difficile de se rendre vraiment compte de l’état d’esprit total de cette pionnière. Dans ses missives, on assiste aussi à la fin d’une époque, néanmoins, et c’est une véritable trace laissée par l’Histoire. On parle souvent de la ruée vers l’Ouest mais peu de la manière dont certains ont vécu “l’aprés”.
Un livre très intéressant, donc, très court aussi et qui donne envie de se replonger une fois de plus dans des ouvrages qui parlent de cette époque (pour ma part, j’ai en tout cas été lire une brève biographie de Calamity Jane ensuite).

mercredi 4 juillet 2012

Uglies

Il y a parfois des livres que l’on met du temps avant de commencer… et puis ensuite on a très vite envie de connaître la suite. Uglies de Scott Westerfeld est de ceux-là.
Couverture Uglies, tome 1
4ème de couverture : Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser... Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?

Certains d’entre vous diront : encore une dystopie. Même si j’en ai lu beaucoup ces temps-ci, je ne vais pas pour autant renoncer si vite que ça à mes premiers amours. Dans celui-ci, on a donc un monde un peu étrange, où l’on enseigne aux enfants qu’ils sont fondamentalement laids mais que, quand ils auront atteint l’âge requis, ils pourront bénéficier d’une opération de chirurgie esthétique qui les rendra enfin acceptables aux yeux du monde. Ca donne des frissons, n’est-ce pas ? D’ailleurs, pour célébrer cette beauté nouvellement acquise, ils auront le droit de rejoindre un lieu spécial où ils passeront leur temps à faire la fête (je ne sais pas vous, mais, moi, cette partie de l’histoire me fait furieusement penser à la célèbre île de Pinocchio où les méchants garnements ont le droit de faire mille bêtises… avant d’être transformés en ânes).
Tout ceci a bien sûr une raison, visant notamment à combattre les inégalités. Un bel idéal, n’est-ce pas ? D’ailleurs, les ruines qui cernent leur environnement quotidien, rappel des guerres du passé, est là pour leur rappeler la chance qu’ils ont de vivre dans ce monde-là…
Une fois cet environnement posé, faites place au personnage principal. Une jeune fille, un peu rebelle, mais pas trop. Elle aime bien faire des bêtises mais a surtout très très envie de devenir enfin “Pretty”. Heureusement pour elle, son opération ne doit avoir lieu que quelques semaines après le début du livre…
Je vais vous épargner tous les détails qui mèneront cette adolescente à remettre en cause (ou pas) le bien-fondé de cette opération. Ce qui est justement intéressant, c’est que cette héroïne n’est pas de celles qui ruent dans les brancards. Au contraire, elle cherche désespérément à se fondre dans le moule. Comme souvent dans ce genre de récit, cela devient pourtant réellement intéressant à partir du moment où on rencontre les meneurs de la future révolution (qui ne pourra avoir lieu que dans plusieurs tomes, évidemment). Les choix que les personnages doivent faire, entre la trahison de leurs idéaux et la trahison tout courts, sont ici suffisamment profonds pour maintenir l’intérêt. Surtout quand on comprend que, comme toujours, les intentions du gouvernement en place ne sont pas si innocentes qu’elles cherchent à le paraître.
C’est encore un livre qui se lit très vite et qui vaut plus pour l’histoire que pour son style. Mais celle-ci tient la route… et j’ai bien l’intention de découvrir prochainement la suite de l’histoire (c’est un peu comme une série dont on attend la saison suivante, en fait).
Avec ce titre, je renoue un peu avec les challenges (ça faisait longtemps) : le challenge ABC (11/26) j’ai encore du boulot devant moi pour en venir à bout !

mardi 3 juillet 2012

Un prix ou pas ?

J'aime lire et j'espère arriver à transmettre ça au moins un peu à mes filles. Les voir feuilleter des livres assises à côté de moi sur le canapé est un de mes plus grands plaisirs de mère. La Môme Caoutchouc est toujours ravie de venir avec moi à la bibliothèque et ce n'est pas du tout une corvée pour elle d'y rester des heures (je dois souvent insister au moment de partir, un comble non ?).

Je viens de voir que le prix des incos était ouvert aux familles cette année. Ca veut dire que je peux m'inscrire avec La Môme Caoutchouc (ils ont une catégorie pour le cp, ça commence même en maternelle en fait) et la faire voter pour ses livres préférés. Parler de ces livres avec elle, voire prévoir des animations autour d'eux toute l'année pourrait être très plaisant. Il n'y a rien à gagner, juste le fait de passer ces moments ensemble autour des livres... Et j'avoue que je suis très très tentée.
Pas vous ? (si on est plusieurs à le faire avec nos enfants, ce pourrait être sympa, non ?)
Il faut que je me décide vite, l'inscription est ouverte jusqu'au 10 juillet.