jeudi 30 mai 2019

Elevation

J'ai lu Elevation de Stephen King



4ème de couverture

Dans la petite ville de Castle Rock, les rumeurs circulent vite. Trop vite.
C’est pourquoi Scott Carey ne veut confier son secret à nul autre que son ami le docteur Bob Ellis. Car avec ou sans vêtements, sa balance affiche la même chose, et chaque jour son poids diminue invariablement. Que se passera-t-il quand il ne pèsera plus rien ?
Scott doit également faire face à un autre problème : les chiens de ses nouvelles voisines ont décidé que sa pelouse était le lieu idéal pour faire leurs besoins. Entre le couple et Scott, la guerre est déclarée. Mais lorsqu’il comprend que le comportement des habitants de Castle Rock, y compris le sien, envers les deux femmes mariées met en péril le restaurant qu’elles ont ouvert en ville, il décide de mettre son « pouvoir » à contribution pour les aider.

Mon avis


Ce n'est plus un secret pour personne que je suis une fan de Stephen King. Une fan plutôt de la première heure : j'ai adoré ces titres d'avant les années 2000, je ne suis pas toujours emballée par les plus récents.
Mais je suis quelqu'un de fidèle, et je ne peux m'empêcher de regarder quand il ressort quelque chose. Et là, cette nouvelle (donc courte) ne pouvait échapper à mon attention.
Stephen King est généralement très douée dans l'écriture de textes brefs.
Ici, dans Elevation, comme c'est l'une de ses spécialités, il fait comme souvent allusion à certains événements ou personnages issus de ses autres textes (vous retrouverez au passage Gwendy et la boîte à boutons).
Cette histoire était bien. C'est du Stephen King, quand même. Les personnages sont (très) bien construits, l'ambiance de cette petite ville est toujours incroyablement juste.
Et pourtant, je n'ai pas réussi à accrocher totalement au thème de l'histoire, à cet homme qui perd de la masse sans explication. Ce qui m'a agacée, parce que ce qu'il vivait était intéressant. Mais je suis encore parfois un peu trop cartésienne et je n'aime pas quand on me dit "c'est comme ça, il n'y a pas de sens, pas d'explication, et puis c'est tout" (cela dit, avec Stephen King, quand il donne une explication, ce n'est pas toujours convaincant non plus, donc c'est peut-être mieux).
Néanmoins, pour le plaisir de retrouver sa plume, lisez-le. Pour la découvrir, il existe d'autres textes qui seront plus efficaces, selon moi.

jeudi 16 mai 2019

Ali

J'ai lu Ali de Shealynn Royan


4ème de couverture

« Jeune fille brune, 1,70 m, aux yeux ambrés (qui prennent la couleur du sang quand elle a faim), âgée de 400 ans et des poussières, aimerait rencontrer âme sœur immortelle pour passer le reste de sa très longue (infinie, en fait) vie en sa compagnie. Pas sérieux, humains et enchanteurs s'abstenir. » Si j'étais parfaitement honnête, je préciserais que je passe mon temps à mentir et à fuir pour tenter d'échapper à l'O.D.E. qui a décrété que je suis un prédateur de trop dans la chaîne alimentaire. Enfin, ce n'est pas comme si j'allais réellement publier cette petite annonce. Je dois me faire une raison, ma vie est tragiquement complexe et ne laisse aucune place à l'amour. En tout cas, j'en étais persuadée, jusqu'à lui... Comment survivre dans ce monde qui nous considère comme des monstres ? Entre la peur et la haine, il n'y a qu'un pas que l'ordre des enchanteurs a franchi depuis des siècles. Ali et ses amis vont s'opposer de toutes leurs forces à cette injustice, car personne ne devrait décider de qui peut vivre et de qui doit mourir.

Mon avis

Je ne lis plus trop d'histoires de vampires. J'ai l'impression que le thème a été surexploité, et j'en suis un peu lassée, pour tout dire (ça m'arrive souvent avec certains thèmes, puis ça me revient). Et pourtant, je me suis laissée emporter par Ali.
Cela ne s'est pas passé tout de suite. Au début, mon esprit un peu trop sarcastique a juste commenté "oh, encore une histoire d'une pauvre vampire qui ne supporte pas ce qu'elle est" (oui, parfois mon esprit n'est pas sympa du tout). Et puis les autres personnages sont entrés en scène, la sensibilité d'Ali a réussi à me toucher... et j'ai trouvé cet Emrys, qui débarquait dans sa vie, assez attirant.
Je crois que ce qui m'a le plus plu dans ce livre, c'est tout l'univers créé autour. Ces enchanteurs qui pourchassent les vampires, que l'on devrait logiquement soutenir et que pourtant on a juste envie de détester. Ces êtres mythologiques qui attendent dans la marge et qui surviendront peut-être dans un prochain roman du cycle (car je me suis laissé dire, dans l'oreillette, qu'il pourrait y avoir une suite à Ali). Ces familles, avec leurs secrets. Cet amour contre lequel il est impossible de lutter (mais, genre, vraiment impossible. Moi qui ne crois pas au coup de foudre, j'ai été servie !)
Bref, vous l'aurez compris, l'autrice a réussi à m'emporter dans son monde. Elle me redonnerait presque envie de relire des histoires de vampire. Elle m'a surtout donné envie de me balader du côté des villes visitées par son personnage et d'avoir des copines aussi sympa que cette dernière.

mercredi 15 mai 2019

Le Pavillon des orphelines

J'ai lu Le Pavillon des orphelines de Joanna Goodmann


4ème de couverture

Dans le Québec rural des années 1950, Maggie, père anglais et mère française, tombe enceinte de son jeune voisin, fermier, qu'elle aime éperdument. Quand ses parents l'apprennent, ils forcent Maggie à abandonner son bébé dès la naissance et à rentrer dans le droit chemin. Élodie grandit à l'orphelinat dans des conditions précaires. Quelques années plus tard, une loi déclare que les orphelinats deviennent administrativement des hôpitaux psychiatriques. La situation empire dramatiquement pour Elodie, déclarée alors, comme des milliers d'autres orphelins québécois, malade mentale... 
De son côté, Maggie s'est mariée à un homme d'affaires impatient de fonder une famille. Malgré tout, elle ne peut oublier Élodie. Mère et fille parviendront-elles à se retrouver ?

Mon avis


La couverture de ce roman m'a interpellée, et puis, très vite, la quatrième de couverture a retenu toute mon attention. Le Québec, une histoire de famille, la situation des orphelins il y a quelques décennies.
Très vite, j'ai accroché au personnage de Maggie, qui ne rêve que de l'approbation de son père mais qui tombe amoureuse d'un garçon que celui-ci méprise. Ce jeune canadien français, issu d'une famille pauvre, ne fait pas le poids par rapport aux ambitions de son anglo de père. Le cœur est pourtant plus puissant... et les parents de Maggie décident de tout faire pour séparer leur fille chérie de celui qui ne peut être qu'une graine de voyou.
Cette histoire d'amour malmenée est l'un des enjeux du roman. Mais le principal, c'est bien celui qui concerne le sort d'Elodie, la fille illégitime de Maggie et de son tourtereau, déposée à l'orphelinat sans autre forme de procès. Les orphelinats sont tenus par des bonnes sœurs, qui n'ont que du mépris pour ces enfants issus du péché (et donc aussi coupables que leurs parents, apparemment). Alors, quand en plus elles ont l'occasion de gagner plus d'argent en transformant les orphelinats en hôpitaux psychiatriques, quitte à faire passer tous ces bambins pour des malades mentaux, ce n'est pas un souci pour elles. Ni pour le gouvernement en place, qui les y encourage.
Le parcours d'Elodie dans ces institutions est glaçant. La quête de sa mère pour la retrouver est poignante.
On n'est pas dans un roman d'action, mais dans une chronique sans fards sur tout une époque. L'aspect humain est au cœur de cette histoire, et c'est bien de cœur qu'il s'agit ici, avec cette mère qui se sent incomplète sans l'enfant qu'elle a été forcée d'abandonner, et qui tente de construire sa vie malgré tout, quitte à sortir du carcan des conventions.
Certains des passages du roman m'ont fait penser au film Philomena


C'est effrayant de voir comment, en jugeant les autres, en restant fermes sur des positions par crainte d'être soi-même jugés, on peut perdre toute humanité. Ce livre, comme ce film, pointe du doigt des drames qui auraient tellement dû être évités...
Cette lecture est émouvante, vous allez vous énerver contre certains personnages en tournant les pages, vous allez souhaiter que tout se termine bien... Les années y passent parfois trop vite, c'est le seul reproche que je ferais à l'ouvrage. Pour le reste, je vous laisse le découvrir.

vendredi 10 mai 2019

Les Filles d'Ennismore

J'ai lu Les Filles d'Ennismore de Patricia Falvey



4ème de couverture

Rosie a huit ans, elle est fille de métayer ; quand elle sera grande, elle servira la famille Ennis, comme sa mère et sa sœur avant elle. Victoria a sept ans, elle est la fille de lord et lady Ennis ; quand elle sera grande, elle quittera le domaine d'Ennismore pour faire un beau mariage.
En attendant, Victoria se sent seule et rêve de partager ses secrets avec la fille du métayer qu'elle a rencontrée dans le parc de la propriété. Et pourquoi pas ? C'est décidé, dès septembre, la petite paysanne partagera les leçons de la demoiselle du château.
Mais, dans une société écrasée sous le poids des conventions et des hiérarchies, est-il bien raisonnable de semer des aspirations égalitaires dans le cœur des jeunes filles ? Car un vent de révolte souffle sur l'Irlande et cette amitié qui éclôt pourrait bien bouleverser leur vie ainsi que celle de leur entourage... Rosie et Victoria trouveront-elles la force de lutter contre la marche de l'Histoire qui menace de les déchirer ?


Mon avis


Si vous avez aimé Downton Abbey, vous devriez tout autant apprécier cet ouvrage. On est à la même époque, au début du siècle dernier, dans une demeure de l'aristocratie anglaise, au cœur de l'Irlande. L'ambiance est la même (il y a jusqu'à la gouvernante revêche qui rêve en secret de la chute de la famille noble).
Et là, nous allons suivre les parcours de Rosie : fille de métayer, elle devient la compagne de jeu de Victoria, la jeune aristocrate de la grande maison, suite à un caprice de cette dernière.
Rosie est méprisée, pile entre deux mondes. Elle goûte au luxe et à la culture sans pouvoir en faire partie. Et, alors que les années passent, elle est parfois déboussolée, en train de chercher sa place alors que tout s'effondre autour d'elle.
Le livre nous fait plus découvrir la vie des pauvres irlandais, coincés dans un monde où ils ne sont rien, où ils n'ont rien. Rosie va connaître tous les aspects de cet univers, au moment où la révolution gronde.
J'ai bien aimé ce voyage dans le temps. Parfois Rosie m'a agacée par ses colères et son intransigeance, ou même par sa naïveté. Mais c'est parce qu'elle est humaine, avant tout, et donc imparfaite. Et, malgré tout, j'avais envie qu'elle s'en sorte, qu'elle finisse par trouver sa voie. Et, évidemment, son grand amour (car il y a peu de romance dans tout cela, ne l'oublions pas).
J'ai frémi avec elle quand l'homme de sa vie a embarqué sur le Titanic (avant elle, même, mais ça elle ne pouvait pas le deviner). J'ai eu peur alors que les combats tuaient des civils autour d'elle. Ou quand la guerre a envoyé ses proches à l'étranger. Ce roman nous plonge en plein dans l'Histoire, la grande, avec ses douleurs et ses pertes, mais aussi avec ses espoirs portés par des gens enthousiasmés par leur cause.
C'est donc un beau voyage temporel, même si je n'ai pas plus que cela accroché au personnage.

mardi 7 mai 2019

La route de Savannah Winds

J'ai lu La Route de Savannah Winds de Tamara McKinley


4ème de couverture

Une terre lointaine aux nombreux secrets...Quand Fleur apprend que son nom est couché sur l'héritage d'une tante qu'elle n'a jamais connue, elle ne peut qu'accueillir la nouvelle avec enthousiasme. En effet, sa relation amoureuse s'effrite et elle est prise dans l'étau d'un grave conflit familial. À la lecture du journal de sa tante, qu'elle croyait disparu depuis de longues années, Fleur embarque pour un voyage à travers le temps, à la découverte du Gulf Country, dans le Nord-Est australien, entre savane et forêt, où se niche le ranch Savanah Winds. Mais ce dont Fleur ne se doute pas, c'est que ce qu'elle pourrait découvrir là-bas aura des répercussions dévastatrices sur sa vie...Des années 1930 à nos jours, ce roman explore les liens familiaux, les rivalités et la force d'un amour qui dure.

Mon avis


Ce que j'aime avec les livres, c'est qu'ils nous font voyager. Dans le temps comme dans l'espace. Ici, c'est en Australie que Tamara McKinley nous entraîne, sur les pas à la fois d'une femme presque de notre époque, mais aussi d'une tante qui a vécu dans les années 30.
Il y a des espaces sauvages, des aborigènes, des secrets familiaux, des aventures... Tout cela vibre entre les pages, des paysages écrasés de soleil se dessinent entre les lignes.
Et il y a aussi de l'amour, parfois maladroit, souvent intense... La relation entre Fleur et son compagnon est très belle. J'ai eu envie qu'ils parviennent à dépasser leurs désaccords, qu'ils trouvent des solutions.
C'est aussi une histoire de mystère. Même si certains se devinent finalement assez vite, par déductions, j'ai quand même eu envie de lire jusqu'aux dernières pages pour confronter l'inventivité de l'auteur à mes intuitions. Le tout est plutôt bien mené, il faut le dire.
Les personnages sont attachants. Y compris les personnages secondaires, ce qui est assez rare pour être souligné. Ils ne sont pas tous d'une importance cruciale pour l'histoire, mais ils font tous avancer le personnage principal. J'aurais presque préféré que l'héroïne soit plus la tante, son passé m'a fascinée, mais le parcours de Fleur est touchant. Plus contemporain, on y retrouve plus notre époque (enfin, avec quelques années de moins malgré tout).
J'avoue pourtant que c'est plus l'aspect dépaysant qui a remporté mon adhésion pour ce titre. Si vous voulez rêver de grands espaces, vous en trouverez ici.

lundi 29 avril 2019

I still see you

J'ai lu I still see you de Daniel Waters


4ème de couverture

Depuis l'Événement, voir les gens qui sont morts fait partie de la vie. Et, au grand dam de Veronica, plutôt que de disparaître, les fantômes semblent gagner en présence... et en puissance.  

Sauf que Veronica en a assez. Avec son  ami Kirk, elle voudrait déterrer les causes de ce phénomène. Mais rien ne l'aurait  préparée au combat qui l'attend. 

Car au lycée, l'un des professeurs de Veronica,  dévasté par le fait que sa défunte fille ne soit pas revenue d'entre les morts, est hanté par une idée fixe : sa fille  attend peut-être un corps tout frais pour se réincarner. Et celui de Veronica semble parfait...


Mon avis :


J'ai bien aimé découvrir cet univers très sombre et plein de mystère à la fois. Les changements de perspective amenés par les différents narrateurs apportent un souffle de fraîcheur à ce qui devient bien plus qu'une histoire de fantômes.

Il y a une tension progressive qui se met en place, à mesure qu'une date cruciale sur le calendrier se rapproche. On voit les liens se créer, et on se sent impuissant, un peu comme l'un des esprits qui s'exprime dans ce titre.

J'aurais bien aimé en savoir plus, comprendre mieux les sources de cet univers. Là, j'ai l'impression d'avoir suivi un épisode d'une série, certes intrigante et qui a maintenu mon intérêt, mais sans avoir obtenu de réponse à mes questions.
Mais ce qui veut dire aussi que je me suis laissée captiver, justement, et que j'ai trouvé ce monde crédible.

Les drames des héros étaient touchants, même si j'ai déploré qu'une certaine distance s'installe et que je ne me sente pas plus attachée à eux, au final. J'avais envie qu'ils gagnent, mais je n'ai eu aucun mal à les laisser partir à la fin du livre.

Le roman traite aussi, en réalité, de la manière dont nous gérons nos deuils et les morts de notre vie. Cet aspect-là est plutôt bien traité, avec différentes manières de vivre les choses.

Bref, un bilan en demi-teinte pour une histoire distrayante et bien menée.

Le livre a été adapté en film, et cette bande annonce vous en dira un peu plus sur l'ambiance du roman (même s'il y a des divergences dans l'histoire)

jeudi 4 avril 2019

La fille de l'eau

Il était temps que je vous parle de La fille de l'eau de Aidan Fox


4ème de couverture

Naëli et Joan se sont lancés dans un défi qui relève de la folie pour leur jeune âge : participer à la Coupe des Sept Principautés, la plus longue et la plus dangereuse jamais inventée. Au cours de leur périple, ils doivent traverser chacune des îles de l'archipel, et conserver un bon classement pour rester en lice. Tout en faisant face à des concurrents peu scrupuleux.Mais ils possèdent un atout caché : le don d'hydromancie de Naëli. Sa maîtrise de l’ancienne magie de l’Eau représente un avantage stratégique certain. Un avantage qui ne lui servira pas que dans le cadre de la compétition. Car un sombre complot se trame dans les coulisses de la Coupe cette année. Des concurrents disparaissent sans laisser de traces, d’autres sont victimes de sinistres attentats.À mesure que la course progresse, le mystère s’épaissit. Et la simple épreuve sportive se transforme en une investigation inquiétante recelant de lourds secrets.

Mon avis


C'est d'abord la couverture qui m'a attirée vers ce livre. Puis son résumé, avec un personnage principal féminin, une course qui semblait déjà semée d'embûches. Ensuite, c'est ma fille qui a voulu le lire, avant moi, et qui m'a dit "il est trop bien, maman, je peux avoir la suite ?". Je me suis dit que je tenais là un ouvrage qu'il fallait absolument découvrir.
Et je n'ai pas regretté de l'avoir fait. Déjà, le personnage principal est touchant. Elle est à la fois très forte et fragile, puissante mais sans croire en elle. Un mystère l'entoure, lié à son don, qui donne envie d'en savoir plus sur elle, sur ses origines, sur son destin...
La course, ensuite, épique à souhait, avec ses découvertes de paysages variés, mais aussi de coutumes et de contrées différentes. C'est à un véritable voyage vers un monde imaginaire que nous convie ce roman. Et c'est là où l'on sent qu'un véritable travail a été effectué sur la construction de ce monde : il y a de la géopolitique dedans, du commerce extérieur, des peuples qui forment une population aux multiples facettes. Ils cohabitent les uns avec les autres, ce qui ne veut pas dire qu'ils s'acceptent toujours vraiment (comme dans notre monde, en fait). Les machinations sourdent en coulisses, le pouvoir est-il dans les bonnes mains ?
Par moments, je l'avoue, ces épisodes plus sérieux m'ont inquiété : j'avais peur qu'ils soient trop nombreux, trop longs, que les explications (nécessaires) sur ce monde ne me fassent sortir du récit. Mais il n'en a rien été, l'auteur retrouve à chaque fois le fil de son histoire, sans jamais s'attarder trop longtemps sur ce qui en constitue la trame.
Il y a de l'action entre les pages et, à chaque fois que je me suis dit "oh, attention, ça risque de devenir répétitif", hop, le rythme repartait dans une nouvelle direction.
Il y a du mystère aussi, avec des manipulations, des personnages qui avancent masqués... Je comprends ma fille :il faudra absolument lire la suite pour en savoir plus !
Puis il y a des personnages bien construits. En dehors de l'héroïne, les personnages secondaires ont une véritable épaisseur. Je me suis attachée à certains d'entre eux, je les visualise, j'ai envie de plus les suivre, de connaître leur histoire à eux. Et ça, cela arrive trop rarement dans les romans qui présentent une troupe de personnages.
On a là un roman entre la fantasy et le steampunk, un mélange étrange mais réussi, qui vous fera plonger dans un univers très riche !

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