mercredi 20 février 2019

La meilleure résolution de l'année

Le mois de février n'est pas encore fini, vous pouvez très vite rattraper votre retard sur La meilleure résolution de l'année de Shealynn Royan




4ème de couverture :


Comédie romantico-catastrophique
Suivez les aventures rocambolesques de Pauline, jeune assistante comptable dans une boîte de pub rennaise, et de ses amis et collègues de travail aussi attachants qu'exaspérants, pendant toute une année. 
Douze mois riches en défis, humour et rebondissements à découvrir sous forme d'épisodes au format ebook, au rythme d'un épisode par mois, durant toute l'année 2019. 

Note de l'autrice : c'est une première pour moi, je vais écrire les épisodes au fur et à mesure et découvrir l'histoire en même temps que vous. Chaque épisode aura une mini fin et le suivant résumera le précédent, ainsi vous n'aurez pas de mal à vous replonger dans l'histoire. 

Mon avis


De temps en temps, j'aime bien renouer avec l'esprit de feuilleton. Avoir la surprise de savoir ce qui va se passer ensuite sans aucun risque d'être spoilé parce que personne ne l'aura lu avant vous. Attendre la sortie du nouvel épisode comme on patiente pour une série télé (oui, je suis addict aux séries, pas vous ?). Prendre le temps de savourer de petits moments de lecture comme une petite pâtisserie qu'on s'offre en récompenses.
C'est un peu tout cela que m'a fait l'annonce du nouveau projet de Shealynn Royan.
Dans le premier tome, paru fin janvier, on y découvre donc Pauline. Je l'aime bien, Pauline, c'est un peu ma meilleure copine idéale. Elle est fofolle, colorée, enthousiaste, pleine d'imagination et d'espoir (bon, c'est vrai, elle me ressemble un peu aussi).
Et voilà que, lors d'un réveillon de nouvel an dans sa boîte, elle décide de prendre de bonnes résolutions pour l'année. Certaines sont loufoques, d'autres impliquent des changements dans sa vie, certaines sont faciles à mettre en œuvre. Pour être sûre de les réaliser, elle les note par écrit et demande à deux de ses collègues (et amis) d'être les témoins de son engagement. Oui, ça sonne un peu comme un mariage quand j'écris ça, mais c'est peut-être parce qu'on sent bien qu'il y aura de la romance dans l'air à un moment ou à un autre.
Le ton du texte est léger, comme une bulle de champagne pétillante (je n'aime les bulles qu'en littérature ou en bulles de savon, qu'on se le dise !). Le rythme est enlevé, les personnages bien croqués.
Bref, je sens que chaque mois je vais avoir hâte de retrouver Pauline et de voir dans quelles nouvelles aventures elle va s'engager. Je sens que je n'ai pas fini de rire, avec elle.

Les épisodes ont vocation à se lire très vite, pour un tarif minime. Bref, si vous avez un petit moment devant vous, un trajet ennuyeux ou besoin de vous remonter le moral, filez lire La meilleure résolution de l'année !

Résultat de recherche d'images pour "shealynn royan" Retrouvez Shealynn Royan sur son site ou ses réseaux sociaux

mercredi 23 janvier 2019

Jivana de Nadia Coste

J'ai lu Jivana de Nadia Coste



4ème de couverture

Jivana est une jeune fedeylin qui porte en elle un joli secret : depuis toute petite, elle partage son corps avec l'esprit d'une déesse qui a échoué à se réincarner. Les deux âmes, loin d'être concurrentes, sont devenues amies et même un peu plus.
Alors que des nuées d'insectes obscurcissent le ciel et imposent une nuit sans fin, le désespoir frappe leur village. Jivana et sa déesse partent à la recherche d'une solution pour que l'astre du jour brille enfin à nouveau. Une quête périlleuse qui les changera à jamais...


Mon avis


Commençons par une confession : je n'ai jamais lu Les Feydelins, de Nadia Coste. Il n'y a pas de raison spécifique, je ne suis juste jamais tombée sur ces livres. Mais, quand j'ai rencontré Nadia Coste, elle a su me persuader que je pouvais tout à fait lire Jivana sans avoir connaissance des autres titres. Et qu'en plus j'allais découvrir un roman avec un personnage féminin fort, portée par un thème puissant. Bref, elle m'a convaincu, et elle a eu raison (no spoiler alert : maintenant, j'ai envie de lire Les Feydelins aussi, c'est malin !)

Jivana est une sorte de fée. Je dis une sorte, parce qu'elle s'inscrit dans une mythologie bien précise et que, non, elle ne va pas remuer sa baguette magique ni vous jeter de la poudre d'or sur le nez. Ce n'est pas tout à fait son style. Par contre, elle vole (elle a de magnifiques ailes blanches), elle est déterminée, plus solide et courageuse que beaucoup, elle est très empathique (elle peut sentir les pensées des gens de son peuple). Et elle n'est jamais seule.

Au moment de sa conception, une déesse qui passait par là a décidé de s'immiscer dans son œuf (oui, je résume brièvement, mais c'est l'idée générale). Elle espérait pouvoir s'incarner, sauf que Jivana n'allait déjà pas se laisser faire. Depuis, cette déesse vit à l'intérieur de Jivana. Comme une compagne, avec une véritable personnalité, et invisible au yeux des autres. (vous voyez déjà le résultat : beaucoup de personnes la prennent pour folle).

Mais quand un cataclysme se déclenche, Jivana et sa déesse intérieure seront peut-être les seules à pouvoir trouver la solution...

Ce roman est prenant. Les personnages ont un véritable ton. J'ai beaucoup aimé le caractère de Jivana, sa lucidité, son courage, son dévouement. Et la relation toute particulière qui existe entre elle et sa déesse est particulièrement intéressante. Nadia Coste réussit à la transmettre jusque de façon physique, ce qui est un véritable tour de force.
Les épisodes se succèdent, sans pour autant que le tempo soit trop rapide. Ici, chaque scène est explorée, donnée en entier. Ce n'est pas un roman d'action effréné. Ce qui ne veut pas dire que l'on s'ennuie, loin de là. La tension est palpable, autant dans les situations rencontrées par Jivana que par la poursuite de sa quête. Parviendra-t-elle à sauver son monde et à se sauver elle-même ?
Car c'est autant une quête personnelle que générale qu'elle va mener. La relation qu'elle entretient avec sa déesse en sortira transformée.

C'est donc un très beau livre (bon la couverture est superbe, mais l'intérieur est très beau aussi). On ressent beaucoup de tendresse pour son personnage dans l'écriture de Nadia Coste, et c'est d'autant plus appréciable. C'est vraiment, pour moi, ce qui fait la principale force de ce titre !

Et en plus, en ce moment, Nadia Coste transmet plein de conseils d'écriture sur son blog, que je vous invite à parcourir !

mardi 22 janvier 2019

Desire de Rohan Lockhart

J'ai lu Desire de Rohan Lockhart


4ème de couverture

« C'est l'histoire d'un été, un instant figé dans le passé »
Daisuke et Sai sont amis depuis qu’ils sont enfants. Ils sont voisins, musiciens, compositeurs et jouent dans le même groupe. Ils ont grandi entremêlés, l’un aussi lumineux que l’autre est ombrageux. Daisuke a toujours cru en lui. Sai, lui, se pense retenu par ce secret qu’il n’a jamais encore su lui avouer. Cette chose qui lui est encore si difficile à confesser.
Mais quelque soit les ombres, il n’y a que votre plus cher ami pour vous rappeler que les sentiments se déclinent à l’infini. Il n’y a que Daisuke pour murmurer à Sai, qu’il n’y aura jamais qu’une seule façon de s’aimer.
« C'est l'histoire d'un présent où les sentiments deviennent de plus en plus grands. »

Mon avis :


J'étais très curieuse de lire ce titre. Et plus particulièrement parce qu'il parlait d'asexualité, qui est un thème encore très peu exploité en littérature romantique.
À la fin de ma lecture, je reste pourtant un peu dubitative sur l'exploitation qui en a été faite par l'auteur.
On a donc un personnage, Sai,  qui est un peu torturé dans sa tête. Il vient d'une famille qui n'est pas très aisée, n'a jamais eu beaucoup de moyens financiers, manque de confiance en lui... Quand, en plus de tout ça, il se rend compte qu'il est amoureux de son meilleur ami, il va tenter quelques expériences de rencontre, via des applications... et ça ne va pas être une franche réussite.
De l'autre côté, son meilleur ami, Daisuke, vit dans la maison mitoyenne de Sai, a toujours tout partagé avec lui (ses parents allaient jusqu'à lui donner plus d'argent de poche pour qu'il puisse lui acheter des choses) et multiplie les relations amoureuses rapides.
Un jour, sans raison préalable (du moins fournie dans le roman), Sai s'énerve contre Daisuke et lui avoue qu'il l'aime. Ce à quoi Daisuke répond "ok, et bien on n'a qu'à essayer". C'est un peu trop facile, un peu trop rapide pour moi. Surtout que Daisuke a surtout eu des relations avec des filles jusqu'alors et qu'il explique à Sai qu'en fait il a toujours été amoureux de lui... Mais pourquoi pas.
Et voilà Sai, toujours aussi torturé, qui lui dit "oui, mais en fait, j'ai un secret, je suis asexuel". 
On se serait alors attendu à un peu de tension, si pas dans l'immédiat, au moins dans la suite de l'histoire. Or, pas du tout. D'ailleurs, quand on voit Sai et Daisuke enfin au lit, tout a l'air de très bien se passer pour eux, sans aucun problème. Aucun. 
En fait, à part dire "je suis asexuel", le livre n'aborde pas vraiment ce thème. Ni aucune des difficultés que cela peut générer éventuellement dans un couple. J'ai été assez déçue, du coup, du traitement de l'histoire.
Si on ajoute que le roman, très court, saute parfois d'une scène à l'autre sans préparation, notamment pour les flash-back qui ponctuent l'histoire, et que les personnages, pour le coup, m'ont paru un peu tracés à grands traits, c'est donc une déception pour moi. La romance est bâclée, sans tension dramatique, son originalité est gommée...
La seule partie intéressante, finalement, c'était la description du monde asiatique, des conditions de vie là-bas. Ce qui est un peu court, au final. 

vendredi 11 janvier 2019

What happened that night - 2

Après m'avoir laissée sur un suspense insoutenable, j'ai pu lire What happened that night 2 de Deanna Cameron





4ème de couverture


Le mystère s’épaissit  : un corps a été retrouvé dans le jardin des Porterfield. Après l’arrestation de leur fille aînée pour le meurtre du voisin, les parents d’Emily et Clara sont complètement perdus  : depuis quand et pourquoi ce cadavre a-t-il été enterré chez eux  ?
Clara, elle, ne sait plus quoi penser. Deux morts en si peu de temps et dans le même quartier… Et si elle s’était trompée sur toute la ligne  ?


Mon avis


J'avais mis un peu de temps à rentrer dans le premier tome. Les pistes se multipliaient, les mystères s'épaississaient et les personnages se révélaient. Je pensais avoir plus ou moins tout compris à la fin... et ce deuxième tome a aimablement pris mes certitudes, les a roulées en boule, déchirées et envoyées à la corbeille.

Dans ce livre, les vrais visages se révèlent. Et autant vous dire que vous allez avoir des surprises !
J'ai été bousculée, vraiment, et ça fait du bien aussi de voir que nous aussi on peut se tromper. On en a besoin parfois (je répète tout le temps de ne pas juger sur des apparences... et bien là j'en ai eu pour mon compte).

La seule petite déception que j'aurais, c'est qu'une fois la grosse révélation du livre énoncée, il n'y a plus vraiment de surprise. Tout découle de là, et les pages suivantes ne sont qu'autant d'éclaircissements de ce qui nous avait échappé. Je m'attendais un peu à d'autres retournements de situation et j'ai été frustrée de ce point de vue-là (en fait, l'autrice en a fait des tellement énormes qu'elle nous a trop gâtés. Après, on en veut encore plus).

Le personnage central, la narratrice, s'efface encore un peu dans ce tome. Elle est juste un témoin. Même si elle est un témoin-clé, sa personnalité est vraiment en retrait, et c'était aussi un peu frustrant.

Bref, il faut absolument lire ce tome 2 si vous avez lu le 1, parce que vous ne le regarderez plus de la même manière !

Pourquoi pas nous ?

J'ai lu Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera



4ème de couverture


«  Want to give me a second chance here, universe?  »

  Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin.

  De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation.

  Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre...


Mon avis


J'avais vraiment apprécié Love, Simon de Becky Albertalli, avec son héros tellement adorable et trop gentil. J'avais donc hâte de pouvoir également découvrir ce nouveau titre (en plus, on ne va pas se mentir, les histoires d'amour que le destin contrarie, c'est tentant à lire)

Ce roman ne m'a pas déçue. D'une part, le personnage d'Arthur fait vraiment penser à Simon. Il est touchant, attendrissant, mignon mais dans le sens gentil. Tellement plein de bonnes volontés, d'élans d'enthousiasmes totalement incontrôlé. Bref, je l'ai adoré.
Ben, lui, est plus torturé, il manque de confiance en lui, il se sent souvent mal. Mais ça ne l'empêche pas d'être intéressant aussi.
La galerie de leurs amis est toujours aussi enthousiasmantes à découvrir (ils sont complètement dingues, je suis fan !)

L'histoire d'amour des deux héros ne devrait avoir aucune chance d'aboutir. Dans une ville comme New-York, quel est votre pourcentage de chance de retrouver une personne que vous avez croisé une fois par hasard ?
Ils vont cumuler les faux départs. J'ai vraiment aimé l'idées des multiples "premiers rendez-vous" jusqu'à ce qu'il soit parfait (cela dit, ils ont de la patience, moi je me serais enfuie dès le premier ratage en me disant que vraiment ça ne devait pas fonctionner... )

Le livre parle d'amour, bien sûr, de premier amour notamment, mais aussi de confiance en soi, en ses proches, d'amitié et de famille. Même si les héros s'assument, le roman ne laisse pas de côté le regard que les autres peuvent avoir sur l'homosexualité (une scène dans le métro m'a particulièrement touchée).

C'est un livre mignon, distrayant, attendrissant. Peut-être pas un grand roman qui restera dans les annales de la littérature, mais un livre agréable à lire, qui m'a fait passer un bon moment. Et c'est déjà pas mal.

mercredi 19 décembre 2018

Lune rousse

J'ai lu Lune Rousse de Paul Beorn et Silène Edgar



4ème de couverture :


L’une vit le jour, l’autre vit la nuit...
1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.
Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d'un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher.
À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance... Un masque sur son visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.
Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

Mon avis :


Qu'il ne soit pas dit que j'ai terminé l'année sans passer par Thiercelieux ! Après avoir adoré 14-14, je n'allais pas manquer ce nouvel opus du duo d'auteur Paul Beorn et Silène Edgar. Surtout vu l'univers qui était présenté (les loups-garous de Thiercelieux ! Si vous n'y avez jamais joué, ou que vous manquez de joueurs autour de vous, testez donc la version en ligne, elle vous fera découvrir ce monde magique).
Le livre oscille ici entre les voix de Lapsa et Lune, deux adolescentes de 14 ans dans un village médiéval. L'une n'a jamais connu ses parents, ceux de l'autre veulent la marier au frère du baron pour éponger leurs dettes. Bref, toutes les deux ont toutes les raisons de se révolter. Et, oh comme ça tombe bien, tous les 15 ans, le village permet à un trio de jeunes gens de trouver des masques de loups et de devenir les vengeurs masqués des lieux.
Ces masques décuplent la force de ceux qui les portent. Mais ce qui devait être fait pour le bien du village peut aussi se transformer en cauchemar quand de nouvelles forces entrent en jeu...
Ce livre se lit à la fois comme un roman fantastique et comme un roman policier. Ce qui n'est pas toujours évident à mettre en place et qui est très bien réussi. Il y a des suspects, des rebondissements... Il y a aussi des adolescents en pleine construction qui pourraient facilement se tourner vers le mal plutôt que vers le bien. Et tous ces aspects sont aussi prenants les uns que les autres, aussi équilibrés aussi.
Le ton choisi reste volontairement simple, ce qui rend le livre accessible même à des lecteurs non-chevronnés, qui se laisseront très vite happer par cet univers. Pris dans les griffes des auteurs, ils ne quitteront pas le livre avant d'avoir tourné la dernière page, tant ils auront envie de connaître le fin mot de l'histoire (ou plutôt des histoires, les mystères se chevauchant).
J'ai beaucoup aimé retrouver les différents personnages clés du jeu de société (chapeau bas aux auteurs pour les avoir intégrés sans en faire des caricatures), tout comme les passages intercalés d'œuvres antérieures de la littérature (l'hommage à François Vilon est excellent). Par moments, j'ai même pensé aux Outrepasseurs de Cindy van Wilder (univers médiéval, loups et renards... impossible de faire autrement).
J'ai tout autant apprécié le suspense habilement mené, et ces deux jeunes filles tendres et fortes à la fois. Et j'ai passé un bon moment en leur compagnie, en me disant qu'il faudrait plus de personnes comme elles.

(et je viens de voir que les sites marchands l'annoncent comme un tome 1... ce qui veut dire qu'il y aura peut-être une suite ? Chic alors)

Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ?

J'ai lu Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ? de Alex Gabriel



4ème de couverture

Appartenir à la famille d’un super méchant n’est pas très important aux yeux de Pat West. Peu importe que sa mère essaie occasionnellement de prendre le contrôle du monde. Tout ce que Pat veut, c’est terminer l’université et devenir urbaniste. Qu’il se transforme en un serviteur du mal de temps en temps à la nuit tombée ? Simple tradition familiale.
Jusqu’à ce que Pat couche accidentellement avec le super héros Silver Paladin, également connu sous l’identité du billionnaire solitaire Nick Andersen. C’est un simple malentendu. Pat n’avait jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, honnêtement. Mais rapidement, Pat est dedans jusqu’au cou, et est en train de tomber amoureux du pire mec possible.
Lorsque sa mère revient pour mettre le monde à genoux, Silver Paladin fonce pour l’arrêter... et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage. Comment pourrait-il concilier le fait d’être un serviteur du mal avec celui de désirer un super héros ?


Mon avis


Dès que j'ai vu le titre de ce roman, je me suis dit qu'il fallait que je le lise (non, je ne suis pas une amatrice des x-men et de Marvel, voyons, qui vous a dit ça ?).
Et j'avoue que j'ai bien aimé le personnage de Pat. Il est maladroit, il n'a pas de filtre quand il parle, il est spontané, il fonce dans les pires embrouilles sans s'arrêter... Même ses relations familiales sont attachantes : ses grandes sœurs le taquinent mais n'hésitent pas à tout lâcher pour venir le consoler dès qu'il a une peine de cœur.
Parlons-en de sa famille, d'ailleurs : sa mère est une super-vilaine, à moitié serpent, et est bien décidée à conquérir le monde. Rien de plus normal, quoi. Du moins pour Pat. Bon, Pat, lui, il veut être urbaniste et il bosse la nuit pour un super-héros un peu coincé et trop honnête pour être honnête (si, si, dans son cas, ça se dit).
Les personnages avec leurs manies et leurs failles sont le principal intérêt de ce livre. De même que la relation amoureuse de Pat, bien sûr (ça, c'est de la romance tordue et compliquée !).
Il y a de l'action, des combats, beaucoup beaucoup d'humour (grâce à Pat et à sa nonchalance délirante).
Mais...
Oui, il y a un "mais". Mais le style est parfois un peu brouillon. J'ai parfois eu l'impression de lire un premier jet qui n'aurait pas été suffisamment retravaillé, avec des lacunes entre les scènes qui obligent à faire le travail moi-même. Il y a comme un débordement d'énergie dans les pages, qui correspond certes au ton du personnage mais qui m'a conduit parfois à prendre un peu de recul avec les situations présentées. Un peu comme si j'avais accueilli chez moi un jeune chien tout fou qui saute partout mais que l'on a quand même envie de caresser dès qu'il vient à notre portée.
Le livre est suffisamment plaisant pour passer au-dessus de cela, plein de bonne humeur notamment. Et j'ai passé un bon moment en le lisant. Mais il manquait un peu de tenue pour être vraiment, vraiment bon.