mardi 23 juillet 2013

Rage de dents

Ces derniers temps, j'ai décidé d'épurer un peu ma collection d'ebooks en retard. Je me suis donc mise à la lecture de titres téléchargés lors d'opérations spéciales de Bragelonne, comme Rage de dents, de Marika Gallman.


4ème de couverture :
Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu'une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu'un colosse me kidnappe.
 
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…


Je dois dire que j'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire. Ce personnage de jeune femme (l'héroïne a une vingtaine d'années) qui passe son temps à se mettre en colère et à traîner en boîte pour provoquer ses proches ne m'a pas plu de prime abord. Pourtant, je me suis un peu accrochée... Et j'ai commencé à véritablement apprécier ma lecture à partir du moment où l'histoire quitte le quotidien presque banal d'une étudiante pour rentrer dans le surnaturel.
Au fil des pages, on peut rencontrer des vampires et des sorciers comme des prophéties anciennes (un enfant qui doit mourir parce qu'il a été prédit qu'il tuerait le plus grand méchant de l'époque, ça vous rappelle quelque chose ? Heureusement, l'auteur dépasse ce clin d'oeil plus ou moins indirect).
Le roman se lit très vite, il y a beaucoup d'action, notamment quand Maeve apprend à se battre. Elle a d'ailleurs beaucoup d'autres choses à apprendre et on n'en découvre qu'une partie au fil de ce premier tome. Au fil des pages, son personnage devient un peu moins narcissique et agaçant (je ne sais pas si c'est voulu ou si c'est moi qui l'ai ressenti ainsi ?), et les personnages qui l'entourent gagnent en épaisseur (au moins certains... d'autres, qui pourraient être intéressants, sont aussi transparents que mes veines quand les infirmières les cherchent pour me faire une prise de sang).
Je ne qualifierais pas cette lecture de "grand roman", ni même de coup de cœur, mais l'histoire est intéressante, l'univers mérite d'être connu (et approfondi) et je lirai sans doute la suite pour en savoir plus.
Cerise sur le gâteau, l'auteur écrit directement en français (ce qui est peut-être normal pour une Suisse) et son site officiel est plutôt bien fourni. Vous y trouverez même plusieurs extraits du tome 3, paru dernièrement, histoire de vous mettre le sang à la bouche : http://www.marikagallman.com/goodies/31-extraits-du-tome-3
à moins que vous ne préfériez ceux de ce tome : http://www.marikagallman.com/romans/maeve-regan/rage-dents-tome-1/rage-dents-extraits

mercredi 17 juillet 2013

La Passe-Miroir, les fiancés de l'hiver

Cette année, je fais partie des chroniqueurs On lit plus fort de Gallimard Jeunesse. Je vais donc toute l'année pouvoir lire des romans jeunesse en avant-première (une punition trop dure pour moi, comme vous vous en doutez). J'ai commencé avec l'ouvrage qui a remporté leur concours d'appel à talents : La passe-miroir, les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
Couverture La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver


4ème de couverture : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.


Autant vous prévenir tout de suite : ce livre est un pavé. Mais un bon pavé !
Je partais pourtant avec un léger a priori négatif, totalement personnel : j'ai moi-même participé à ce concours, et je me demandais ce que valait le livre qui l'a remporté. Et bien je peux vous dire que j'ai été totalement bluffée. Le style est bon, c'est réellement écrit, pas comme de nombreux livres jeunesse pour le moment qui, s'ils comportent des histoires intéressantes, ont un vocabulaire plus que simpliste. Là, il y a de jolis effets de phrases, des images originales et douces, et des phrases qui remuent. Vous aurez affaire à une écharpe dotée d'un caractère surprenant, à une héroïne maladroite, à des décors renversants et glacés...
En plus, l'histoire est passionnante. Le personnage principal est particulièrement attachant (elle s'appelle pourtant Ophélie, la pauvre, ce n'est pas vraiment un départ facile dans la vie, mais elle est loin d'être dramatique). L'univers présenté est riche et bien construit : il y a des mondes étranges qui ne se connaissent pas, et on les découvre en même temps que l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous expliquer son imaginaire sans être didactique. Les personnages ont des talents étonnants : celui d'Ophélie est de... lire ! Même si ce qu'elle lit est constitué par l'histoire de n'importe quel objet qu'elle tient dans ses mains, j'ai bien aimé la redondance de ce terme de lecture tout au long de l'ouvrage.
Dans ce roman, il y a des mystères, des tensions, des personnages difficiles à deviner, une non-romance (ou une romance ? La question reste ouverte), des découvertes... Bref, j'ai été prise par l'histoire et je n'aurais qu'un seul reproche à faire : il va falloir attendre pour découvrir le deuxième tome !
Il est cependant agréable de voir que l'on peut écrire de bons livres jeunesse en France... et les publier. D'ailleurs, à aucun moment, je n'ai eu l'impression de lire un livre "pour ado" avec tout l'aspect négatif que cela peut représenter parfois : ce livre est agréable à lire même pour un adulte.

Une dernière chose sur l'auteur : c'est une Française, née dans le Sud, qui est partie vivre en Belgique... Pour moi, c'est décidé, cette fille sait prendre les bonnes décisions !
Le site du livre

jeudi 4 juillet 2013

Apocalypse zombie

Une petite histoire de zombies pour commencer les vacances d'été, ça vous dit ? Non, je ne vous parle pas de World War Z c'est déjà fait), mais d'Apocalypse Zombie, de Jonathan Maberry
Couverture Benny Imura, tome 1 : Apocalypse Zombie

4ème de couverture : Dans un monde envahi par les zombies, qui sont les véritables monstres?
Derrière la Barricade, Benny se sent à peu près en sécurité. Mais pour son quinzième anniversaire, tout va changer. Il doit trouver son premier boulot et rêve de devenir exterminateur de zombie. Tom, son grand frère, en a fait son métier. Et Benny aura enfin l'occasion de venger la mort de ses parents.
Mais le jour où il doit affronter son premier zombie, il se rend compte que la Barricade ne le protégeait pas du véritable danger. Un sabre ne suffira peut-être pas à assurer sa survie.



Je dois dire que j'ai commencé ce titre avec une certaine appréhension. Je craignais que le ton ne soit trop adolescent, que le roman soit au choix, gore ou gentillet. Or, mes craintes étaient infondées. Nous avons affaire à un jeune garçon qui vit dans une cité cernée par les zombies, où les techniques pour les tuer sont apprises à l'école en cours de sport et où chacun doit travailler s'il veut recevoir de quoi se nourrir.
Comme de nombreux adolescents, Benny trouve que les adultes ont souvent tort, il n'a pas spécialement envie de se tuer à la tâche et il hésite un peu dans sa manière de se conduire avec les filles. Certains adultes trouvent pourtant grâce à ses yeux, à l'instar d'un exterminateur de zombies renommé, qui n'hésite pas à afficher son courage, à l'inverse du demi-frère de Benny, qui est aussi son tuteur.
Ce pourrait être une vie normale d'un jeune garçon dans un univers post-apocalyptique... Et puis, d'un coup, les événements se précipitent. Le monde bascule et Benny découvre ce qui se cache derrière les façades de son petit monde bien ordonné. Il apprend avec horreur et stupéfaction comment la société évolue en-dehors des frontières qu'il connaît...
Pour moi, ce n'est pas un livre pour jeunes lecteurs en tout cas. Il y a beaucoup de violence, inhérente à ce genre d'environnement, et elle n'est pas du tout édulcorée. Elle n'est pas non plus exposée de manière trop sanglante, elle fait juste partie du paysage... et il n'est pas joli-joli. Les personnages sont attachants... au point que j'espère que la suite sera bientôt traduite en français (elle date quand même de 2011)

Le site de l'auteur et sa page facebook

samedi 29 juin 2013

L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

Dans les livres de ma bibliothèque, il y a ceux dont j'aime l'histoire... et ceux dont la présentation est tout aussi importante.
C'est ainsi le cas pour L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet de Reif Larsen.
Couverture L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

4ème de couverture :
T.S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu'il a reçu le très prestigieux prix Baird et qu'il est invité à venir faire un discours. A l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.


Ce livre est presque un OVNI littéraire : les colonnes sont quasiment aussi larges que l'espace consacré au texte lui-même et elles sont remplies de croquis et d'annotations de la part du narrateur. J'ai passé autant de temps à les regarder qu'à lire l'histoire.
D'ailleurs, le récit lui-même s'étire en longueur : on a affaire à un jeune garçon, un surdoué, qui décide de partir seul pour assister à une conférence, sans prévenir ses parents. Evidemment, son trajet ne sera pas aussi simple et sans problème qu'il aurait pu l'être s'il avait choisi de leur faire confiance. Il lui arrive de nombreuses catastrophes, il fait des rencontres étranges, presque surréalistes, et il frôle le danger de très, très près.
Mais ce narrateur parle un peu trop longuement parfois, et son récit, qui peut sembler déjà décousu à cause de la lecture des annotations, est parfois allongé de manière extrême.
Et pourtant...
Pourtant il y a un certain charme à lire cette histoire, à découvrir la vie de sa famille (où les scientifiques sont nombreux), à apprécier la relation spéciale qui lie ce garçon à ses proches. Il y a de l'humour aussi, et du mystère. Il y a les dessins, qui ajoutent un autre niveau de lecture. Ce livre est unique en son genre et il mérite au moins d'être découvert.

Une vue d'une page intérieure

bibliotheca l extravagant voyage du jeune et prodigieux T S Spivet Extrait image.jpg

vendredi 28 juin 2013

Possession

En général, je vous parle surtout des livres que j'ai apprécié. Je ne suis pas un public très difficile. Certains livres, pourtant, ne parviennent pas à retenir mon attention. C'est le cas de Possession, de Elena Johnson
Couverture Possession

4ème de couverture : Dans le monde de Violette, personne n'imagine transgresser les règles des Penseurs. Eux seuls décident des lois et ont le pouvoir d'influencer les esprits. Mais Violette refuse de se soumettre. Alors qu'un soir de couvre-feu elle rend secrètement visite à Zenn, celui qu'elle aime depuis toujours, elle est envoyée en prison. Là-bas, elle fait la connaissance de Jag, un membre actif des Rebelles. Elle va vite comprendre que ce jeune homme aussi mystérieux qu'irrésistible peut la conduire vers de nouveaux horizons affranchis de l'emprise des Penseurs. Mais elle découvre également le prix de la liberté. Violette saura t-elle affronter la vérité sur les siens ?


Pourtant, à la base, ce livre aurait dû me plaire : de la dystopie, c'est un genre que j'aime, et je pardonne beaucoup de maladresses dans ce registre.
Mais là, j'avoue que j'ai été perturbée à plusieurs reprises pendant ma lecture, trop pour que je regarde plus loin.
Déjà, je ne sais pas si c'est une maladresse de l'auteur ou des soucis de traduction, mais il m'est arrivé à plusieurs reprises de relire plusieurs fois des passages en me demandant ce que l'auteur voulait dire : un personnage qui baisse les yeux pour en toiser un autre situé au-dessus de lui ? Deux personnes qui parlent ensemble et s'envoient des sms simultanément, après s'être échappé de prison et qu'on leur ait tout enlevé ?
Ensuite, l'une des grosses surprises du roman n'en est pas vraiment une (sauf pour l'héroïne qui est particulièrement lente par moments).
De plus, les enchaînements sont parfois - souvent - très étranges : on passe d'une scène à l'autre sans explications préalables.

Je crois que j'aurais pu passer au-dessus de tout ça (si, si), si j'avais compris quelque chose à l'histoire. Il y a des scènes entières que je n'ai pas comprises (surtout à la fin), un monde qui ne me semble pas facile à appréhender, des rapports entre les personnages où tout reste dans le non-dit ("oh, il a fait ça, ce qui aurait dû me sembler étrange". Sauf qu'à aucun moment, il n'est expliqué ce que cette attitude avait d'étrange, justement).

Bref, je crois que je suis passée totalement à côté de ce roman, dont la fin laisse supposer qu'une suite pourrait être prévue. Je ne sais pas si c'est le cas et je n'ai même pas envie de le savoir, c'est tout dire !
Seule la couverture m'a plu...

mardi 25 juin 2013

Où je reprends des études

J'en ai déjà parlé de manière plus ou moins élusives mais j'ai repris cette année des cours par correspondance, une licence de lettres modernes pour être précise. Au départ, il y avait juste l'envie de se frotter un peu plus au monde littéraire (j'ai déjà un diplôme, un emploi, je n'ai pas un besoin absolu de suivre ces études), puis la découverte que la Sorbonne permettait de suivre son cursus par correspondance, avec tout l'aspect un peu mythique que cela représentait pour moi.
Après avoir pris des renseignements, il allait être très difficile pour moi de pouvoir suivre les examens à la Sorbonne : ils se déroulent sur trois semaines, et je peux difficilement me permettre de poser autant de congés en une seule fois.
Je me suis donc inscrite à la fac de Rouen.
Comme, à l'époque de mon inscription, j'ai désespérément cherché des témoignages d'autres étudiants dans mon cas (comment suivre des études par correspondance, avec un emploi à temps plein et deux enfants était mon interrogation principale), j'ai eu envie d'en parler un peu ici aussi.
Donc, pendant une année, je me suis replongée dans les auteurs classiques que j'avais lu dans ma jeunesse, bien loin des romans que je lis habituellement maintenant (Zola et la dystopie, ce n'est pas la même chose !). J'ai relu Balzac, Zola, Stendhal... et même Ovide comme pendant mes (vieux) cours de latin. J'ai appris à rédiger un commentaire composé. J'ai trouvé de bonnes excuses pour lire des romans en VO (c'est pour m'entraîner pour la traduction de l'examen d'anglais). Et j'ai surtout appris plein de choses qui m'ont passionné.
Il est sûr que ce n'était pas évident de faire tout ça tout en gérant la vie quotidienne : surligner ses cours tout en surveillant le bain de ses filles, faire ses devoirs tout en supervisant les disputes des mêmes, tenter de comprendre la grammaire universitaire en se demandant qui me déteste autant !
Et puis... et puis, j'y ai pris goût. Réapprendre à faire fonctionner son cerveau, découvrir des univers que l'on n'avait fait qu'effleurer, passer des heures à lire en ayant une bonne raison de le faire ! J'ai même tellement aimé ça que maintenant, alors que les examens sont passés et que je dois attendre le début de l'année suivante, je me sens presque "en manque" de choses à étudier.
Cela dit, il faut être honnête : je n'aurais jamais réussi si je n'avais pas rencontré sur place, au moment des examens, d'autres étudiantes avec lesquelles nous avons organisé de folles séances de révision à la bibliothèque universitaire. Et aussi, si, justement, je ne m'étais pas isolée pendant la durée des examens, loin de ma famille et de mon travail, près de la faculté, pour n'avoir que les cours à gérer et pas du tout le quotidien. De la nourriture toute prête, pas de télévision ni d'internet, personne le soir près de moi ; il fallait au moins ça pour réussir à étudier vraiment.

Au moins, je passe en deuxième année. Ca veut dire que je vais remettre ça l'an prochain !

lundi 24 juin 2013

Les quatre grâces

Il paraît que c'est l'été... Si, si, c'est ce qui se dit. C'est donc le moment idéal pour vous faire découvrir un roman dont la couverture représente un joli transat, parfait pour les vacances : Les 4 grâces de Patricia Gaffney.

Couverture Les Quatre Grâces

4ème de couverture : L’amitié féminine existe : la preuve par quatre ! Contrairement aux Trois Grâces de la mythologie, les héroïnes de ce feel-good book sont quatre. Pendant 10 ans, Emma, Rudy, Lee et Isabel se réunissent une fois par semaine, dans un groupe de discussion, le Club des Grâces. À elles quatre, elles s’épaulent, se conseillent, se cachent des secrets aussi parfois… Jusqu’au jour où un événement auquel elles n’étaient pas préparées survient…


Ce roman nous fait rentrer directement dans l'histoire. Un personnage prend la parole... et tout commence. On découvre alors, à mesure que les pages avancent, quatre femmes aux personnalités bien contrastées. Il y a la journaliste qui veut être une femme forte mais qui a un peu de mal à trouver sa voie, la mère de famille idéale que tout le monde prend pour exemple, l'artiste un peu névrosée, l'organisatrice en mal d'enfant... Chacune d'entre elles est attachante, et chacune s'exprime à tour de rôle pour nous raconter les petits et grands évènements de leur vie.
Ce roman, qui nous conte avant tout une belle histoire d'amitié, pourrait être décrit, de manière très rapide, comme un Desperate Housewives par écrit. Sauf que les personnages sont moins outranciers et qu'il n'y a pas de voisin meurtrier... La vie de ces femmes est plus proche de la nôtre, elles sont tellement sympathiques que l'on voudrait faire partie de leur club pour partager de nombreuses choses avec elles. Car le livre nous rappelle que les amies, ce sont les personnes à qui l'on raconte nos vies, avec leurs bons et leurs mauvais côtés, ce sont les personnes qui nous soutiennent même quand on fait des erreurs (et qui savent aussi nous dire qu'on les fait s'il le faut)... et que ce sont les personnes avec qui on a envie de partager encore de nombreux moments.
C'est un beau roman d'amitié, ce n'est pas seulement une chanson, finalement...
Il y a des moments plein d'émotion dans ce livre, des personnages qu'on a aussi parfois envie de secouer... La vie, tout simplement, avec ce qu'elle peut parfois avoir de beau mais aussi de frustrant.
Les pages se suivent très vite, les saisons défilent sans temps mort. Ce qui, pour moi, fait aussi un bon roman : je ne me suis pas ennuyée une seconde en le lisant, alors que, pourtant, il ne contient pas de grands événements à tout instant.
Un extrait ici